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QUESTIONS À… Michel Giannuzzi, président du directoire et P-DG de Tarkett

Mots clés : Industriels du BTP - Produits et matériaux

« Cap sur la Russie »

Vous avez succédé à Marc Assa à la présidence de Tarkett en septembre dernier. Quelles sont aujourd’hui vos priorités ?

Nous voulons tout d’abord nous renforcer dans le domaine des sols stratifiés où nous ne sommes que numéro cinq en Europe de l’Ouest et numéro trois en Europe de l’Est. Sur ce premier marché, nous allons rapidement tirer les bénéfices de notre joint-venture avec le groupe Sonae, avec lequel Tarkett exploite une usine en Allemagne, dont la capacité de production est de 24 millions de m2. En ce qui concerne l’Europe de l’Est, nous allons construire une entité dans la banlieue de Moscou qui sera opérationnelle fin 2009. Elle produira 20 millions de m2 par an.

Tarkett a vendu sa branche textile au groupe Enia (voir « Le Moniteur » du 7 juillet 2006, p17). Qu’en est-il de votre stratégie dans les sols souples vinyls ?

Nous voulons consolider notre position de numéro un sur l’ensemble de l’Europe et progresser en Amérique du Nord, où nous sommes troisième.

Comme pour le stratifié, nous considérons la Russie comme un marché extrêmement porteur sur lequel nous devons nous enraciner. Ce pays consomme 12 % du volume mondial des revêtements de sols souples. Nous annonçons donc aujourd’hui l’extension de notre usine d’Otradny, à 1 200 km au sud de Moscou, qui est déjà la plus importante de Tarkett. Une cinquième ligne de production va être mise en place, portant la capacité de l’entité à 120 millions de m2, soit la consommation annuelle du marché russe en résidentiel. Parallèlement, nous avons des projets de développement en Asie, où nous n’avons pas encore d’outil industriel.

Il y a un an, 50 % du capital de Tarkett est devenu la propriété du fonds d’investissement américain KKR. Qu’attendez-vous de cette participation ?

Avec la famille Deconinck*, qui détient l’autre moitié, nous comptons nous appuyer sur KKR, non seulement pour valider notre stratégie mais aussi pour financer notre développement. D’ailleurs, à moyen-long terme, une mise en bourse de Tarkett n’est pas à exclure.

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* La famille Deconinck était propriétaire d’Allibert, qui fusionna avec Sommer puis avec Tarkett.
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