Régions

QUESTIONS À. michel dross, président de l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) Rhône-Alpes« Le besoin en matériaux est toujours d’actualité »

Mots clés : Produits et matériaux

Quelle est la situation en Rhône-Alpes ?

De nombreux arrêtés préfectoraux d’exploitation de carrières arrivent à échéance alors que le besoin en matériaux est toujours d’actualité. Les capacités d’exploitation autorisées vont à court terme devenir inférieures à celles inscrites dans certains schémas départementaux des carrières. A partir de 2011 pour la Haute-Savoie et 2013 pour le Rhône, les carrières encore en exploitation devront, si rien n’est fait, produire plus pour compenser le déficit local. Ce qui veut dire une chute accélérée des ressources encore autorisées.

Espérez-vous de nouvelles ouvertures de carrières, notamment autour des principaux centres de consommation que sont Lyon, Grenoble et Saint-Etienne ?

Une ouverture de carrière représente un dossier très lourd dont l’instruction prend cinq ans environ. Plus que d’ouverture, nous nous battons pour la prolongation d’autorisation d’exploitation ou l’extension de carrières existantes. Plus généralement, nous devons faire comprendre à nos interlocuteurs – services de l’Etat, collectivités, associations, etc. – combien il est nécessaire d’inscrire notre activité dans une vision prospective à 40 ou 50 ans, voire séculaire : les besoins en granulats ne sont pas près de s’éteindre !

Vous venez d’organiser des journées Portes ouvertes dans quinze de vos sites. Pourquoi ?

Nous n’avons strictement rien à cacher : la transparence est de rigueur. En 2006, nous avons accueilli plus de 3 000 visiteurs. Cette fois, nous en avons accueilli plus de 5 000 élus, grand public et scolaires. Nous visons trois objectifs. Un, satisfaire la curiosité du public, riverains et population locale notamment. Deux, valoriser notre secteur d’activité trop méconnu alors qu’en Rhône-Alpes il pèse tout de même 428 entreprises (1) au plus près du territoire pour 1 700 salariés, pour une production de 47 millions de tonnes et un chiffre d’affaires de 442 millions d’euros. Trois, susciter – pourquoi pas ? – des vocations car les carriers vont devoir recruter pour pallier le papy-boom.

En résumé, pour rendre acceptable notre activité au plus grand nombre, nous avons décidé de rendre accessibles nos sites !

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
(1) Sans compter 200 centrales à béton et 105 sites de préfabrication.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X