Régions

QUESTIONS À… Maryse Joissains-Masini, député-maire d’Aix-en-Provence, présidente de la communauté du pays d’Aix

Mots clés : Collectivités locales - Rénovation urbaine - Réseau routier - Services urbains

« La ville sans voiture est en marche »

Dans quel état d’esprit abordez-vous un second mandat à la tête de la ville d’Aix-en-Provence et de la communauté du pays d’Aix ?

Nous abordons cette nouvelle mandature avec la volonté de ne pas augmenter la fiscalité au cours des six prochaines années. Cela va nous obliger à diminuer les coûts de fonctionnement liés aux investissements que nous serons amenés à faire. Cela passera, bien sûr, par une maîtrise des dépenses publiques, et par un changement de comportement de la population. On ne peut plus attendre de la collectivité publique qu’elle règle tous les problèmes. Les citoyens doivent devenir plus responsables, et je vais mettre en place plusieurs commissions pour les y aider.

Quels seront les investissements prioritaires de la ville d’Aix ?

Plusieurs chantiers importants initiés au cours du mandat précédent vont se concrétiser. Je pense notamment à la construction du nouvel office du tourisme, à la délocalisation de l’école d’art, à l’aménagement du site du Grand Saint-Jean ou à la transformation de l’ancien hôpital en maison de retraite spécialisée dans l’accueil des malades Alzheimer. D’autres grands projets sont à l’étude et pourraient être lancés dans les prochaines années. Nous réfléchissons notamment à la construction d’une plaine sportive adossée à un palais des expositions. Cette opération serait financée par des opérateurs privés. Dans le même temps, nous poursuivrons la réhabilitation des zones d’activités de l’agglomération, notamment celle de Plan-de-Campagne pour laquelle nous mobiliserons 54 millions d’euros.

Vous souhaitez faire d’Aix-en-Provence une ville « sans voiture ». Comment allez-vous vous y prendre ?

Ce projet est sur les rails. Il s’agit de créer un environnement favorable aux déplacements doux et aux transports en commun. Outre la construction de la nouvelle gare routière, dont l’architecte sera désigné en fin d’année [voir page précédente], je veux mettre en place un réseau de bus à haute qualité de service, moins cher que le tramway et tout aussi performant. Cela impliquera de construire deux ou trois nouveaux parkings et d’améliorer les dessertes entre le centre-ville et les zones d’activités. Je souhaite également engager un vaste programme de piétonisation. Pas simplement dans l’hyper-centre, mais sur l’ensemble de la ville intra-muros. La première phase de cette opération passera par la requalification de nombreuses places publiques.

Vous ne voyez pas d’un bon œil la réalisation de la ligne à grande vitesse vers la Côte d’Azur…

Ce projet de LGV est économiquement et écologiquement absurde. Il s’agit d’une voie sans issue, car au-delà de Nice, la ligne ne peut aller nulle part. Mieux vaut abandonner cette idée qui ne fait pas l’unanimité et moderniser le réseau ferré existant.

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