Régions

QUESTIONS À… Jean-Yves Tonnelier, président du Sprir (1) Bretagne

Mots clés : Démarche environnementale - Développement durable - Maîtrise d'ouvrage - Vélo

« La construction routière est engagée dans le développement durable »

Le Groupement professionnel des bitumes (GPB) et les Sprir Bretagne et Pays de la Loire viennent d’organiser une demi-journée d’échanges avec les maîtres d’ouvrage. Dans quel but ?

De nombreuses entreprises adhèrent aux deux syndicats. Quant aux membres du GPB comme Total, Esso ou Shell, il s’agit de sociétés dont les produits sont in fine vendus aux maîtres d’ouvrage. Des innovations techniques sont régulièrement développées, et il nous a semblé intéressant d’échanger sur ces sujets avec nos clients que sont l’Etat et les collectivités territoriales. Car à l’heure où l’environnement est une préoccupation grandissante, les entreprises de travaux routiers peuvent apporter leur savoir-faire. De fait, si la qualité d’un bitume ne suffit pas à résoudre un problème d’usage spécifique, de sécurité ou encore de bruit, nous savons néanmoins que le bitume peut constituer un élément de réponse.

Vos entreprises ne sont-elles pas ­plutôt perçues comme des entreprises polluantes ?

Réaliser un busway, une piste cyclable ou une voie piétonne, c’est aussi du développement durable. De plus, depuis une dizaine d’années, nous pratiquons le retraitement sur place, afin de faire une chaussée neuve avec des matériaux usagés. Dans le même esprit, nos adhérents proposent des solutions de recyclage, c’est-à-dire que les bitumes et les granulats sont extraits puis retravaillés sur un site spécifique. Aujourd’hui, le potentiel de recyclage théorique est de 16 %, mais nous n’en sommes qu’à 3 %. Toutefois, les clients sont un peu frileux sur cette idée de recyclage. D’ailleurs, dans le cadre des appels d’offres, nous encourageons les maîtres d’ouvrage à laisser les entreprises proposer des variantes. Ce n’est en effet qu’à cette condition que ces techniques se développeront.

Quelle est la situation actuelle des entreprises ?

Si nous prenons l’exemple de la Bretagne, le montant des travaux routiers s’est élevé en 2006 à 575,6 millions d’euros, contre 495,55 millions en 2005, soit une croissance de quelque 10 %. 2007 devrait être une année de stabilisation, voire de légère hausse. Il y a bien sûr l’échéance des élections municipales de 2008. Mais comme en 2001, nous n’avions pas subi le traditionnel fléchissement, nous restons confiants.

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(1) Syndicat professionnel régional de l’industrie routière.
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