Régions

QUESTIONS À… JEAN-PAUL DUFREGNE, président du conseil général de l’Allier

Mots clés : Accessibilité

« Adapter nos efforts à des capacités en baisse »

Quelle va être la politique d’investissement du conseil général de l’Allier que vous présidez depuis ce printemps ?

Au cours des dix dernières années, accompagnées par des taux d’intérêt modérés, les collectivités ont beaucoup investi et leur endettement a progressé : entre 2002 et 2007, celui du conseil général de l’Allier est passé de 60 millions à 160 millions d’euros. Je ne pense pas qu’elles pourront maintenir ces niveaux d’investissement, d’autant que l’Etat plafonne ses dotations et ne compense pas la totalité des charges induites par la décentralisation. Le conseil général va continuer à investir en stabilisant sa dette et en adaptant ses efforts à ses capacités.

Allez-vous modifier le schéma directeur d’investissements routiers 2006-2020 ?

Nous ne reviendrons pas sur ce schéma, voté à l’unanimité, qui met en cohérence les axes nationaux et la desserte de l’ensemble des territoires. En 2008, il se traduit par 30 millions d’euros auxquels s’ajoutent 7 à 8 millions pour l’entretien. A l’avenir, le rythme de déploiement des travaux sera impacté par le volume d’investissements que nous pourrons débloquer.

Comment allez-vous prolonger le plan collèges 2008 ?

Des investissements de 2009 correspondront à la fin de ce plan. Notre ébauche du plan 2008-2013 prévoit environ 45 millions d’euros d’investissements : restructurations, reconstruction du collège Jean-Jacques-Soulier de Montluçon, mises aux normes de sécurité et d’accessibilité pour les personnes handicapées…

Allez-vous continuer à soutenir l’investissement des communes et de leurs groupements ?

Annuellement, le conseil général consacre 35 millions d’euros à ce soutien qui ne fait pas partie de ses compétences obligatoires. Cet effort a un effet de levier important : certaines communes ne réalisent des investissements que grâce à cette politique d’aides. Il ne s’agit donc pas de baisser la garde car nos partenaires comptent sur nous, mais il faut rester dans l’enveloppe 2007. Nous favoriserons les actions d’aménagement du territoire, de développement économique et de services aux familles ; les collectivités qui ont un potentiel fiscal élevé devront faire un petit effort.

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