Régions

QUESTIONS À. Georges Tempez, directeur interdépartemental des routes Est« La route améliore ses rendements et diminue ses impacts »

Mots clés : Industriels du BTP - Qualité de l'eau, de l'air et du sol - Réseau routier

Que signifie pour vous l’expression « route durable », sujet d’une récente manifestation du Centre d’études techniques de l’équipement de l’Est ?

Le Grenelle de l’environnement a pu donner l’impression d’une dépréciation de la route, au profit d’autres modes. En réalité, nous développons une approche nouvelle, fondée sur l’amélioration du rendement et la diminution des impacts. A Besançon, l’expérimentation du logiciel Neavia vise à exploiter les données recueillies par des capteurs sur l’impact sonore et la pollution atmosphérique. Sur l’autoroute A 31 entre Nancy et la frontière luxembourgeoise, les premiers résultats de la plus importante expérience française de régulation du trafic autoroutier à 110 km/h, intégrant l’interdiction de dépasser pour les poids lourds, laisse penser que ce cas pourrait faire école. La démarche a notamment entraîné le changement d’un millier de panneaux de signalisation. Sur l’A 35, dans la forêt de la Hardt près de Mulhouse, notre travail avec les associations aboutira à une remise à niveau de toutes les mesures prévues depuis longtemps pour protéger le gibier, et qui ont souffert d’un manque de suivi dans le temps.

Quel volume d’activités pilotez-vous ?

Les opérations d’entretien et d’exploitation mobilisent 90 millions d’euros en 2009, au lieu de 60 à 70 millions d’euros pour les deux années précédentes. Plus des deux tiers de ces budgets annuels s’adressent aux entreprises. L’augmentation traduit d’une part la montée en charge de notre jeune administration, d’autre part l’effet du plan de relance, pour plus de 15 millions d’euros principalement affectés à la réhabilitation routière et à la signalisation horizontale. Pour notre activité de gros travaux sous maîtrise d’ouvrage des directions régionales de l’équipement, notre plan de charge des quatre années à venir devrait se maintenir dans une fourchette de 100 à 150 millions d’euros par an.

Les petites entreprises peuvent-elles accéder à vos marchés ?

Durant les trois premières années de notre existence, la création du service s’est cumulée avec le lancement de l’activité. Nous avons surtout géré des gros marchés à bons de commandes, principalement accessibles aux majors de l’industrie routière. Le réseau nécessite des moyens matériels auxquels les petites entreprises, même groupées, ne peuvent pas facilement accéder. Dans l’avenir, un nombre croissant de chantiers concernera des prestations plus modestes, comme des aires de repos. Nos études de protection de l’eau, de la faune et de la flore se traduiront par une multitude de petites actions, accessibles à des entreprises de taille moins importante.

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