Régions

QUESTIONS À… Daniel Moulin, président d’Epergos 1 % logement

Mots clés : Financement du logement - Formation continue - Politique du logement

« Faire connaître les besoins et les spécificités des salariés »

Epergos (1 800 entreprises adhérentes) a rendu une étude sur les besoins en logements en Isère à l’horizon 2015, découpée sur treize bassins de vie. Qu’est-ce qui a motivé ce diagnostic ?

Notre objectif était double : connaître les besoins et les spécificités des salariés pour mieux choisir et arbitrer nos financements, et défendre ces choix auprès de nos partenaires, bailleurs et collectivités, sur les secteurs où nous devons mieux localiser nos investissements. Nous ne voulons pas seulement être un levier financier, mais un acteur pour faire entendre la voix des entreprises et des salariés auprès des collectivités.

Vous évaluez les besoins annuels globaux à 7 950 logements neufs sur l’Isère jusqu’en 2015. Comment analysez-vous ce chiffre ?

L’intérêt était de mesurer la part des salariés du privé, qui représente environ 50 % des besoins globaux, soit 3 920 logements neufs. Ce chiffre doit être corrélé à l’évolution du nombre d’emplois salariés privés en Isère, qui a considérablement augmenté sur la période 2000-2005 avec  13 787 emplois. En termes de croissance exprimée, le département de l’Isère se place donc en seconde position après le Rhône (  14 242).

Ces résultats vous surprennent-ils ?

Oui, sur l’ampleur des besoins en accession sociale, qui s’élèvent à 960 besoins en logements annuels. Les dispositifs de création d’une offre étant quasiment inexistants en Isère – notamment dans les secteurs les plus tendus comme la Métro, le Nord-Isère et le Grésivaudan – il est indispensable de mener une action dans ce sens. Car ce qui n’ira pas à l’accession sociale n’ira pas à l’accession libre, mais au locatif social.

Que proposez-vous ?

Début 2007, nous avons introduit un Pass foncier, qui permet de réaliser un portage auprès de l’accédant. Avec notre filiale Epergos Foncier, créée en juin 2007, nous réalisons l’acquisition d’un terrain, que l’accédant nous rembourse après s’être acquitté du coût de sa maison. C’est un achat en deux temps, qui amenuise le taux d’effort. Le mécanisme est enclenché par une subvention des collectivités territoriales. D’où la nécessité, pour avancer ensemble, de leur faire connaître les besoins des salariés.

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