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Quatre-vingt-dix grues pour un chantier

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Les projets pharaoniques reprennent au pays de l’or noir, comme les quarante immeubles en construction du « Quartier financier du roi Abdullah », à Ryad.

La crise financière de 2008 a freiné pendant quelques mois les grands chantiers d’Arabie. Trois ans plus tard, ils repartent de plus belle. Certes la Cité-Etat de Dubaï est encore convalescente mais ce n’est plus le cas ni du Qatar, ni de l’Arabie Saoudite. Le premier construit en ce moment le « QP District » à Doha, un ensemble comprenant neuf tours de bureaux, un hôtel et un centre commercial représentant 700 000 m² de surface de plancher sur 71 600 m² de terrain («Le Moniteur» n° 5627 du 30 septembre 2001). Ce projet titanesque fait figure de lotissement comparé à ce qui s’érige à Ryad : le « Quartier financier du roi Abdullah » comprendra quadrante immeubles pour une surface habitable de 3 millions de m² ! Ce sont 90 grues à tour qui y travaillent en simultané. La construction est assurée par un groupement de trois entreprises locales, Saudi Binladin group, Saudi Oger et Saudi Co. Les grues sont toutes des Potain. C’est l’une des participations « made in France » à ce projet démesuré. « Ces grandes entreprises sont exigeantes et ne cherchent pas simplement des matériels. Elles veulent une solution globale qui comprend l’entretien, la fourniture de pièces détachées, la formation des grutiers, voire des solutions de chantier comme des conseils sur l’implantation des grues et la gestion de leur système anticollision. C’est sur cette offre globale que nous faisons la différence avec nos concurrents asiatiques, qui n’ont pas encore atteint ce niveau de service », note Jean-Pierre Zaffiro, directeur marketing monde des grues Potain, une marque du groupe Manitowoc. Il faut aussi disposer d’un vaste catalogue pour répondre à tous les besoins d’un tel chantier. Les charges pèsent entre 2 et 3 t, avec quelques « colis » à 6 t. Potain a ainsi dû fournir 28 MR225, des grues à flèche relevable d’une capacité de 7 t. A leur côté, on trouve 21 MD208A, des grues à tirant de capacité moyenne presque toutes dotées d’une flèche de 60 m dont certaines, équipées d’une cage de télescopage, verront leur mât monter jusqu’à 200 m de haut. D’autres jouent la puissance telle la MD 345 qui lève 3 t à 75 m, ou encore plusieurs grues « top less », sans tirant ni tête de mât, qui mesurent 6 m de moins qu’un modèle classique pour une même hauteur sous crochet. Or quand plusieurs grues ce croisent comme c’est ici le cas, choisir des modèles plus compacts permet, par répercussion, de gagner 20 ou 30 m de hauteur de mât pour la plus haute des grues. C’est en effectuant ce type de calcul et en apportant ses solutions que Potain a su s’imposer au pays de l’or noir. Gilles Rambaud

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