Autres FINANCEMENT PARTICIPATIF

Quand le public met la main au portefeuille

L’engouement pour le financement participatif s’applique aussi aux œuvres paysagères.

Le contexte patrimonial, la qualité environnementale des projets et la communication digitale favorisent le succès des opérations.

Le financement participatif de la rénovation du plus célèbre jardin vertical de Paris a dépassé les 50 000 euros espérés par son propriétaire, lors du lancement de la campagne au début 2017. Le musée du quai Branly – Jacques Chirac ne s’est pas jeté dans la toile avant une longue cogitation : cette campagne s’inscrivait-elle bien dans sa vocation ? L’objet allait-il intéresser le public ? « Les appels au don, dans les musées nationaux comme le Louvre, concernent généralement l’acquisition ou la restauration des œuvres », rappelle Christophine Érignac, directrice du mécénat. Finalement, cette objection a déclenché la décision : « Ce mur est un tableau, composé par Patrick Blanc avec des plantes extra-européennes qui reflètent le contenu du musée, dont les œuvres proviennent très souvent d’un travail sur le végétal, en particulier le bois », souligne la directrice du mécénat. L’engouement du public pour la biodiversité urbaine a renforcé le succès et contribue à éclairer le phasage du chantier, scindé en deux tranches pendant les belles saisons de 2017 et 2018 pour éviter de détruire l’habitat des nombreux oiseaux et insectes qui ont colonisé le mur. Sans doute faut-il aussi rendre justice aux professionnels de la communication qui ont su trouver le ton juste, adapté au web, pendant les trois mois de la campagne intitulée « Faites le mur ! » : Christophine Érignac sourit encore des « gimmick rigolos mettant...

Vous lisez un article de la revue Paysage n° 409 du 16/05/2018
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