Régions

PYRENEES-ATLANTIQUES Un incinérateur de déchets transfrontalier à l’horizon 2007

Mots clés : Gestion des déchets

Confrontée à la fermeture du centre d’enfouissement de Bittola à Urrugne en 2004, et toujours dans l’expectative d’une alternative côté français, la ville d’Hendaye, membre du Consorcio Irun-Fontarrabie-Hendaye a décidé de se rapprocher de ses voisines espagnoles pour la gestion de ses déchets. « La logique a été celle d’un bassin de vie. Nous nous sommes retirés du Syndicat intercommunal d’élimination des déchets côté français pour signer une convention de coopération transfrontalière avec les villes d’Irun et de Fontarrabie », explique Serge Peyrelongue, directeur général des services de la ville d’Hendaye. Cet accord a pour objet l’utilisation d’une installation commune de valorisation des résidus ménagers et assimilés – un incinérateur d’une capacité annuelle de 66 000 tonnes, équipé d’un four pouvant traiter 8 tonnes de déchets/heure, qui se trouvera en Espagne à 5 km d’Hendaye sur un terrain de 8 hectares.

Un projet exemplaire

Depuis un an, la ville d’Hendaye est associée aux études commandées par la Mancomunidad de Txingudi, l’établissement public chargé de la gestion de l’eau, de l’assainissement et du traitement des déchets pour Irun et Fontarrabie. Celles-ci, financées à 50 % par l’Europe pour l’exemplarité de la démarche transfrontalière, ont confirmé le choix de l’incinération qui permet de réduire de 90 % les volumes à traiter et de produire de l’énergie. L’investissement est estimé à 50 millions d’euros. Un pool bancaire portera l’opération pour les trois villes, et la Mancomunidad de Txingudi en sera le maître d’ouvrage. La commune d’Hendaye, pour sa part, remboursera sa quote-part en vingt-cinq ans, au prorata des volumes traités. « Nous fournirons environ 26 % des volumes incinérés, précise Serge Peyrelongue. Nous espérons rapidement devenir membre à part entière de la Mancomunidad, le ministère des Administrations publiques étudie la possibilité d’intégrer une collectivité française.»

L’année 2004 s’achèvera sur le bouclage de l’enquête publique et le lancement des appels d’offres. Les travaux démarreront début 2005, pour une mise en service en 2007.

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