Technique et chantier

PROMOTION Promogim dépasse le milliard de francs de chiffre d’affaires

Mots clés : Coûts et prix - Entreprise du BTP - Maison individuelle

Dans un contexte de relance du marché, le promoteur doit faire face à une hausse des prix des entreprises et à leur moindre disponibilité.

« Pour la première fois depuis notre création, nous dépassons le milliard de francs de chiffre d’affaires », se félicite Christian Rolloy, P-DG de Promogim. En effet, avec 1 550 ventes en 1998 (dont 430 maisons individuelles groupées), le promoteur réalise un chiffre d’affaires de 1,075 milliard et un résultat consolidé après impôt de 40,6 millions de francs, contre respectivement 896 millions et 37 millions en 1997. « Pour cette année, nous envisageons à nouveau une augmentation de notre activité, de l’ordre de 10 % », ajoute Christian Rolloy, qui enregistre un début d’année exceptionnel avec + 60 % de réservations nettes par rapport à l’année dernière. Sur le plan foncier, l’acquisition de terrains, permettant de réaliser 29 nouvelles opérations, porte le potentiel de réalisation à 4 400 logements au 1er janvier. Et 40 nouveaux permis de construire ont été obtenus, représentant 2 235 logements.

« Trouver une entreprise de gros oeuvre pour l’été devient difficile »

Cette année, Promogim compte accentuer sa présence en province, et vise notamment 350 à 380 ventes, voire 400, sur le pourtour méditerranéen (300 ventes en 1998). Dans le même temps, la production du promoteur devrait se stabiliser, voire diminuer en Ile-de-France. « Je pense que le marché va se développer plutôt en province, grâce à deux catégories d’acheteurs : les primo-accédants et les personnes qui préparent leur retraite. » Si Promogim craint une rupture des ventes avec l’arrêt de l’amortissement Périssol, lson président se montre plutôt confiant dans l’avenir de la mesure Besson : « Une partie de nos opérations entreront dans le cadre du nouvel amortissement. »

En revanche, Christian Rolloy se montre plus inquiet sur la hausse des prix de revient : « Elle réside d’une part dans la hausse du prix du foncier, qui n’est pas nouvelle, mais connaît une accélération réelle depuis le début de l’année. Nous achetons au minimum 10 à 12 % plus cher qu’en 1997. Et parallèlement, les entreprises augmentent leurs prix. Le côté positif de la conjoncture va passer chez les entrepreneurs. » Les carnets de commande sont pleins et, dans certaines villes, « trouver une entreprise de gros oeuvre qui accepte un chantier pour juillet ou septembre devient difficile ».

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