Technique et chantier

PROFIL Jean-Marc Médio EMCC doit tripler son chiffre d’affaires étranger d’ici à 2001

Mots clés : Transport ferroviaire - Travail

Fier de la forte personnalité de son entreprise et de la « noblesse » de son métier, Jean-Marc Médio, P-DG d’EMCC – filiale de Campenon Bernard SGE spécialisée dans les travaux maritimes et fluviaux -, n’en est pas moins inquiet : « L’arrêt brutal du canal Rhin-Rhône est un coup dur, et après les chantiers du TGV Méditerranée, les perspectives pour 1998-99 ne peuvent laisser espérer qu’un maintien de nos activités. » Grâce aux quatre franchissements du Rhône pour le TGV (80 millions de francs de travaux au total), l’année 1997 aura en effet connu une embellie, avec un chiffre d’affaires qui devrait tourner autour de 350 millions de francs (contre 298 millions en 1996), et un résultat de l’ordre de 6 millions de francs.

« L’autre problème majeur réside dans le fait que le secteur est largement dominé par des Belges, Néerlandais, et Anglo-Saxons. La France est devenue un nain, avec un trop grand nombre d’entreprises ; et pour percer à l’international, il faut posséder des matériels qui coûtent très cher, » poursuit Jean-Marc Médio, qui préside par ailleurs le tout nouveau Tramaf (1). Le marché européen étant en forte hausse, la revendication première de la profession concerne le GIE qui associe l’Etat français et les ports autonomes : « Cette organisme public ne peut plus faire face à la demande intérieure, et les ports lancent des appels d’offres que les étrangers remportent. Conséquence : les investissements en équipements ne sont pas rentables pour nous ! » Pourtant, EMCC se fixe pour objectif de faire passer de 5 % aujourd’hui à 15 % dans trois ans, la part de son chiffre d’affaires à l’étranger. Les cibles : le nord de l’Europe, mais aussi les pays de l’Est et la Russie, considérés comme « l’aventure du XXIe siècle ». Un pari, contre la frilosité française ?

PHOTO : Jean-Marc Médio, P-DG d’EMCC, 350 salariés, chiffre d’affaires prévu en 1997 : 350 millions de francs.

(1) Syndicat national des entreprises de travaux maritimes et fluviaux, voir dans ce numéro, pages 6/7).

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