[TO] Urbanisme et aménagement

Profession « La qualification des urbanistes est de plus en plus demandée »

Mots clés : Métier de la construction - Qualification des entreprises - Rénovation urbaine

Le colloque organisé fin septembre, à Paris, par l’Office professionnel de qualification des urbanistes avait pour intitulé « le métier d’urbaniste, des professionnels pour l’aménagement durable des territoires ». L’occasion de faire le point sur la qualification professionnelle mise en place en 1998, et d’avancer des pistes pour aller plus loin dans l’organisation et la structuration du métier d’urbaniste.

La qualification professionnelle des urbanistes existe depuis dix ans. Quel bilan faites-vous aujourd’hui ?

En dix ans, le métier d’urbaniste a nettement gagné en visibilité et la qualification professionnelle, délivrée par l’OPQU, y a contribué. Il y a quelques années, les commanditaires ne savaient pas vers qui se tourner pour traiter les questions urbaines. Le terme même d’urbaniste n’apparaissait pas dans les appels d’offres. Cette tendance s’est inversée aujourd’hui et nous constatons aussi que la demande d’urbaniste qualifié apparaît de plus en plus dans ces appels d’offres et dans les profils de postes.

Pour les maîtres d’ouvrage, cette qualification est une garantie de compétences.

Les élus présents au colloque ont parfaitement défini le rôle de généraliste, d’ensemblier, de synthétiseur de l’urbaniste. Mais nous devons, aujourd’hui, poursuivre cette démarche de clarification et d’identification.

Sur quels thèmes devez-vous encore travailler ?

Notre réflexion porte d’abord sur la structuration de la profession. L’urbanisme est une discipline d’intérêt général et les besoins actuels en urbanisme et en aménagement sont considérables. Pour ces raisons, nous devons nous interroger sur la nécessité de définir des règles de fonctionnement et déontologiques qui soient propres à notre métier. Il ne s’agit pas de s’engager dans une démarche corporatiste et protectionniste, mais plutôt d’élaborer des outils et des règles éthiques. Le représentant de l’ordre des urbanistes du Québec, Claude Beaulac, a fini de nous convaincre de toutl’intérêt d’une organisation dimensionnée à la taille des enjeux…

Comment prenez-vous part au Grenelle de l’environnement ?

Le développement durable est le deuxième volet de notre réflexion. Le Grenelle a donné l’impulsion, mais il ne faut pas oublier la réalité sur le terrain. Au bout de la chaîne, il y a l’élu local qui doit défendre des idées complexes et parfois mal perçues par ses administrés, comme la nécessité d’envisager de nouvelles formes urbaines plus denses pour contenir l’étalement des cités. Le développement durable ne doit pas faire oublier non plus les règles élémentaires de fabrication de la ville.

Nous avons donc décidé de nous réunir avec un certain nombre de nos partenaires – collectivités locales, donneurs d’ordre privés, organisations des transports, associations – pour voir comment les objectifs du Grenelle pourraient être suivis d’actions concrètes sur le territoire. Ce travail doit aboutir à la signature d’un « engagement solidaire », d’ici à la fin de l’année.

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Des auditions organisées chaque année

Mise en place en 1998, la qualification professionnelle des urbanistes est basée sur un principe : elle s’acquiert par un niveau de compétences, sanctionné par un diplôme d’enseignement supérieur, et/ou par une pratique professionnelle suffisante après l’obtention du diplôme. Cette qualification ne revêt aucun caractère obligatoire, mais elle est une garantie apportée par la profession auprès des commanditaires et employeurs d’urbanistes.

Plusieurs sessions d’audition sont organisées chaque année dans différentes villes de France, au cours desquelles le candidat présente son parcours et trois travaux de son choix. Ce dernier doit avoir abordé un certain nombre de missions et d’échelles pour obtenir cette qualification. En 2008, on compte près de 600 urbanistes qualifiés dont environ 55 % du secteur privé. Cette qualification est renouvelable tous les cinq ans.

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