Technique et chantier

Privilégier les dalles coulées en place

Mots clés : Information - communication - événementiel

? Le système de coffrage de dalles, constitué d’étais ou de tours d’étaiement supportant des faces coffrantes, a connu des évolutions récentes. Les étais en aluminium gagnent du terrain, notamment dans les tours d’étaiement: ils sont plus légers à résistance équivalente que l’acier, leur surcoût peut être compensé par une optimisation de la logistique et de l’ergonomie. L’aluminium se décline aussi horizontalement: les poutrelles bois semblent ainsi céder du terrain aux poutrelles en aluminium. Là encore, légèreté et durée de vie accrues donnent l’avantage au métal. Comme les échafaudages, le matériel de coffrage est sujet au vol sur chantier. Pour parer ce phénomène, Alphi a intégré un procédé chimique dans les poutrelles aluminium de son système Top Dalle afin d’empêcher le recyclage frauduleux du métal. La sécurité est aussi un thème porteur et de nombreux systèmes se développent pour permettre la mise en place des coffrages par le dessous et par un seul homme, sans que celui-ci soit obligé de monter sur une plate-forme (Gridflex de Péri, Dokaflex de Doka,…) .

La peau en contreplaqué reste la norme

Concernant la face coffrante horizontale, les plaques de contreplaqué sont toujours la référence. Légères et peu coûteuses, elles possèdent également une durée de vie appréciable: «Un jeu de plaques de bonne qualité est réutilisable une quinzaine de fois», précise Olivier de Parisot, directeur commercial de Péri.
Des matériaux alternatifs font pourtant leur apparition: par exemple, un panneau en fibres de verre sur cadre aluminium se substitue aux poutrelles secondaires et aux panneaux de contreplaqué (Combi HV de Ischebeck). Ces innovations prennent place dans une évolution technique plutôt favorable. «Nos clients ont tendance à revenir vers les dalles coulées en place au détriment des dalles préfabriquées, observe Olivier de Parisot. En ces temps de crise, les entreprises de gros œuvre tendent à se recentrer sur leur métier de base pour faire tourner leurs effectifs et pour ne pas perdre leur savoir-faire, poursuit le directeur commercial, et donc à préférer le coulage en place à la préfabrication. Par ailleurs, dans certaines régions redéfinies vis-à-vis du risque sismique, nos clients se tournent également vers les dalles coulées en place, moins sujettes à la fissuration au niveau des raccords que les dalles préfabriquées ». –

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X