[TO] Environnement

Prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration sous la rubrique no 1419 (emploi ou stockage des oxydes d’éthylène et de propylène)

ANNEXES A L’ARRETE DU 6 MAI 1997 (ENVIRONNEMENT) NOR : ENV9760152A

Présentation Faisant suite à l’arrêté du 6 mai 1997, (paru au Journal officiel du 31 mai 1997 et publié dans notre cahier «Textes officiels» du 13 juin 1997, page 435), nous publions ci-après les annexes à cet arrêté qui ne figuraient pas au Journal officiel et qui viennent de paraître au «Bulletin officiel du ministère de l’Equipement».

ANNEXE 1

1 / Dispositions générales

1.1 / Conformité de l’installation a la déclaration

L’installation doit être implantée, réalisée et exploitée conformément aux plans et autres documents joints à la décoration, sous réserve du respect des prescriptions ci-dessous.

1.2 / Modifications

Toute modification apportée par le déclarant à l’installation, à son mode d’exploitation ou à son voisinage, entraînant un changement notable des éléments du dossier de déclaration initiale, doit être portée, avant sa réalisation, à la connaissance du préfet qui peut exiger une nouvelle déclaration (référence : article 31 du décret du 21 septembre 1977).

1.3 / Justification du respect des prescriptions de l’arrêté

La déclaration doit préciser les mesures prises ou prévues par l’exploitant pour respecter les dispositions du présent arrêté (référence : article 25 du décret du 21 septembre 1977).

1.4 / Dossier installation classée

L’exploitant doit établir et tenir à jour un dossier comportant les documents suivants :

– le dossier de déclaration ;

– les plans tenus à jour ;

– le récépissé de déclaration et les prescriptions générales ;

– les arrêtés préfectoraux relatifs à l’installation concernée, pris en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, s’il y en a :

– les résultats des dernières mesures sur les effluents et le bruit, les rapports des visites ;

– les documents prévus aux points 3.5, 3.6, 4.3, 4.7, 4.8, 5.1, 5.8, 7.4 du présent arrêté.

Ce dossier doit être tenu à la disposition de l’inspection des installations classées.

1.5 / Déclaration d’accident ou de pollution accidentelle

L’exploitant d’une installation est tenu de déclarer dans les meilleurs délais à l’inspection des installations classées les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de cette installation qui sont de nature à porter atteinte aux intérêts mentionnés à l’article 1er de la loi du 19 juillet 1976 (référence : article 38 du décret du 21 septembre 1977).

1.6 / Changement d’exploitant

Lorsque l’installation change d’exploitant, le nouvel exploitant ou son représentant doit en faire la déclaration au préfet dans le mois qui suit la prise en charge de l’exploitation. Cette déclaration doit mentionner, s’il s’agit d’une personne physique, les nom, prénoms et domicile du nouvel exploitant et, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination ou sa raison sociale, sa forme juridique, l’adresse de son siège social ainsi que la qualité du signataire de la déclaration (référence : article 34 du décret du 21 septembre 1977).

1.7 / Cessation d’activité

Lorsqu’une installation cesse l’activité au titre de laquelle elle était déclarée, son exploitant doit en informer le préfet au moins un mois avant l’arrêt définitif. La notification de l’exploitant indique les mesures de remise en état prévues ou réalisées (référence : article 34-1 du décret du 21 septembre 1977).

1.8 / (*)

2 / Implantation aménagement

2.1 / Règles d’implantation

L’installation doit être implantée à une distance d’au moins :

– 30 mètres des limites de propriété pour les installations aériennes ;

– 15 mètres des limites de propriété pour les stockages calorifugés ;

– 10 mètres des limites de propriété pour les stockages souterrains.

Dans le cas des stockages aériens des oxydes d’éthylène et/ou de propylène, une distance de 2 mètres entre génératrices de réservoir doit être respectée afin d’éviter que l’explosion d’un réservoir n’entraîne l’éventrement du réservoir voisin.

2.2 / Intégration dans le paysage

L’exploitant prend les dispositions nécessaires pour satisfaire à l’esthétique du site. L’ensemble du site doit être maintenu en bon état de propreté (peinture, plantations, engazonnement, etc.).

2.3 / Interdiction d’habitations au-dessus des installations

Les installations de stockage et d’emploi d’oxydes d’éthylène et/ou de propylène ne doivent pas être surmontées de locaux.

2.4 / Comportement au feu des bâtiments

Les locaux fermés abritant l’installation doivent présenter les caractéristiques de réaction et de résistance au feu minimales suivantes :

– murs et planchers hauts coupe-feu de degré 2 heures ;

– stabilité des ossatures de degré 1/2 heure ;

– couverture incombustible ;

– portes intérieures coupe-feu de degré 2 heures a munies d’un ferme-porte ou d’un dispositif assurant leur fermeture automatique ;

– porte donnant vers l’extérieur pare-flamme de degré 2 heures ;

– matériaux de classe M0 (incombustibles).

Les locaux doivent être équipés en partie haute de dispositifs permettant l’évacuation des fumées et gaz de combustion dégagés en cas d’incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout autre dispositif équivalent). Les commandes d’ouverture manuelle sont placées à proximité des accès. Le système de désenfumage doit être adapté aux risques particuliers de l’installation.

2.5 / Accessibilité

L’installation doit être accessible pour permettre l’intervention des services d’incendie et de secours. Elle est desservie, sur au moins une face, par une voie engin ou par une voie échelle si le plancher haut de cette installation est à une hauteur supérieure à 8 mètres par rapport à cette voie.

En cas de local fermé, une des façades est équipée d’ouvrant permettant le passage de sauveteurs équipés.

2.6 / Ventilation

Sans préjudice des dispositions du Code du travail, les locaux doivent être convenablement ventilés pour éviter tout risque d’atmosphère explosible. Le débouché à l’atmosphère de la ventilation doit être placé aussi loin que possible des habitations voisines.

2.7 / Installations électriques

Les installations électriques, notamment pour les installations spécifiques du poste de dépotage des oxydes d’éthylène et/ou de propylène y compris les pompes, doivent être réalisées conformément au décret no 88-1056 du 14 novembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

2.8 / Mise à la terre des équipements

Les équipements métalliques (réservoirs, cuves, canalisations, doivent être mis à la terre conformément aux règlements et aux normes applicables, compte tenu notamment de la nature explosive ou inflammable des produits.

Les camions ou les wagons de dépotage doivent être mis à la terre commune avec celle des installations de dépotage.

2.9 / Rétention des aires et locaux de travail

Le sol des aires et des locaux de stockage ou de manipulation des produits dangereux pour l’homme ou susceptibles de créer une pollution de l’eau ou du sol doit être étanche, incombustible et équipé de façon à pouvoir recueillir les eaux de lavage et les produits répandus accidentellement. Les produits recueillis sont de préférence récupérés et recyclés, ou en cas d’impossibilité traités conformément au point 5.7. et au titre 7.

2.10 / Cuvettes de rétention

Tout stockage de produits liquides susceptibles de créer une pollution de l’eau ou du sol doit être associé à une capacité de rétention dont le volume doit être au moins égal à la plus grande des deux valeurs suivantes :

– 100 % de la capacité du plus grand réservoir ;

– 50 % de la capacité globale des réservoirs associés.

Les réservoirs fixes sont munis de jauges de niveau et pour les stockages enterrés de limiteurs de remplissage. Le stockage sous le niveau du sol n’est autorisé que dans des réservoirs en fosse maçonnée ou assimilés. L’étanchéité des réservoirs doit être contrôlable.

Lorsque le stockage mobile des oxydes d’éthylène et/ou de propylène est constitué exclusivement de récipients admis au transport, le volume minimal de la rétention est égal soit à la capacité totale des récipients si cette capacité est inférieure à 800 litres, soit à 20 % de la capacité totale avec un minimum de 800 litres si cette capacité excède 800 litres.

La capacité de rétention doit être étanche aux produits qu’elle pourrait contenir et résister à l’action physique et chimique des fluides. Il en est de même pour le dispositif d’obturation qui doit être maintenu fermé en conditions normales.

Des réservoirs ou récipients contenant des produits susceptibles de réagir dangereusement ensemble ne doivent pas être assois à la même cuvette de rétention.

Les stockages des oxydes d’éthylène et/ou de propylène qui sont situés dans la cuvette de rétention pouvant être déportée doivent pouvoir être inspectés et visibles.

Cette disposition ne s’applique pas aux bassins de traitement des eaux résiduaires.

3 / Exploitation entretien

3.1 / Surveillance de l’exploitation

L’exploitation doit se faire sous la surveillance, directe ou indirecte, d’une personne nommément désignée par l’exploitant et ayant une connaissance de la conduite de l’installation et des dangers et inconvénients des produits utilisés ou stockés dans l’installation.

3.2 / Contrôle de l’accès

Les personnes étrangères à l’établissement ne doivent pas avoir un accès libre aux installations.

3.3 / Connaissance des produits-étiquetage

L’exploitant doit avoir à sa disposition des documents lui permettant de connaître la nature et les risques des produits dangereux présents dans l’installation, en particulier les fiches de données de sécurité prévues par l’article R. 231-53 du Code du travail.

Les fûts, réservoirs et autres emballages doivent porter en caractères très lisibles le nom des produits et, s’il y a lieu, les symboles de danger conformément à la réglementation relative à l’étiquetage des substances et préparations chimiques dangereuses.

3.4 / Propreté

Les locaux doivent être maintenus propres et régulièrement nettoyés notamment de manière à éviter les amas de matières dangereuses ou polluantes et de poussières. Le matériel de nettoyage doit être adapté aux risques présentés par les produits et poussières.

3.5 / Registre entrée/sortie

L’exploitant doit tenir à jour un état indiquant la nature et la quantité des produits dangereux détenus, auquel est annexé un plan général des stockages. Cet état est tenu à la disposition de l’inspection des installations classées et des services d’incendie et de secours.

La présence dans les ateliers de matières dangereuses ou combustibles est limitée aux nécessités de l’exploitation.

3.6 / Vérification périodique des installations électriques

Toutes les installations électriques doivent être entretenues en bon état et doivent être contrôlées, après leur installation ou leur modification par une personne compétente. La périodicité, l’objet et l’étendue des vérifications des installations électriques ainsi que le contenu des rapports relatifs aux dites vérifications sont fixés par l’arrêté du 20 décembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

3.7 / Vérification des lignes annexes

Des contrôles fréquents de fuite gazeuse doivent être effectués au niveau des brides et des piquages des réservoirs.

Les pompes doivent être régulièrement inspectées (tous les ans).

4 / Risques

4.1 / Protection individuelle

Sans préjudice des dispositions du Code du travail, des matériels de protection individuelle, adaptés aux risques présentés par l’installation et permettant l’intervention en cas de sinistre, doivent être conservés à proximité du dépôt et du lieu d’utilisation. Ces matériels doivent être entretenus en bon état et vérifiés périodiquement. Le personnel doit être formé à l’emploi de ces matériels.

4.2 / Moyens de secours contre l’incendie

L’installation doit être dotée de moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques a conformes aux normes en vigueur, notamment :

– d’un ou de plusieurs appareils d’incendie (bouches poteaux, etc.) publics ou privés dont un implanté à 200 mètres au plus du risque, ou des points d’eau, bassins, citernes, etc., d’une capacité en rapport avec le risque à défendre ;

– d’extincteurs répartis à l’intérieur des locaux, sur les aires extérieures et les lieux présentant des risques spécifiques, à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles. Les agents d’extinction doivent être appropriés aux risques à combattre et compatibles avec les produits stockés ;

– d’un moyen permettant d’alerter les services d’incendie et de secours ;

– de plans des locaux facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours ;

– d’un système d’alarme incendie ;

– de robinets d’incendie armés ;

– de matériels spécifiques : masques, combinaisons, etc ;

– il est strictement interdit de recouvrir les égouttures et les rejets accidentels d’oxyde d’éthylène par des terres adsorbantes car cela peut aboutir à l’inflammation des vapeurs d’oxyde d’éthylène.

Ces matériels doivent être maintenus en bon état et vérifiés au moins une fois par an.

4.3 / Localisation des risques

L’exploitant recense, sous sa responsabilité, les parties de l’installation qui, en raison des caractéristiques qualitatives et quantitatives des matières mises en oeuvre, stockées, utilisées ou produites, sont susceptibles d’être à l’origine d’un sinistre pouvant avoir des conséquences directes ou indirectes sur l’environnement, la sécurité publique ou le maintien en sécurité de l’installation.

L’exploitant détermine pour chacune de ces parties de l’installation la nature du risque (incendie, atmosphères explosives ou émanations toxiques). Ce risque est signalé dans les ateliers et sur les aires de manipulations de ces produits.

4.4 / Matériel électrique de sécurité

Dans les parties de l’installation visées au point 4.3. «atmosphères explosives» les installations électriques doivent être réduites à ce qui est strictement nécessaire aux besoins de l’exploitation. Elles doivent être entièrement constituées de matériels utilisables dans les atmosphères explosives. Cependant, dans les parties de l’installation où les atmosphères explosives peuvent apparaître de manière épisodique avec une faible fréquence et une courte durée, les installations électriques peuvent être constituées de matériel électrique de bonne qualité industrielle qui, en service normal, n’engendrent ni arc ni étincelle, ni surface chaude susceptible de provoquer une explosion. Les canalisations ne doivent pas être une cause possible d’inflammation et doivent être convenablement protégées contre les chocs, contre la propagation des flammes et contre l’action des produits présents dans la partie de l’installation en cause.

4.5 / Interdiction des feux

Dans les parties de l’installation, visées au point 4.3., présentant des risques d’incendie ou d’explosion, il est interdit d’apporter du feu sous une forme quelconque, sauf pour la réalisation de travaux ayant fait l’objet d’un «permis de feu». Cette interdiction doit être affichée en caractères apparents.

4.6 / «Permis de travail» et/ou «permis de feu» dans les parties de l’installation visées au point 4.3.

Dans les parties de l’installation visées au point 4.3., tous les travaux de réparation ou d’aménagement conduisant à une augmentation des risques (emploi d’une flamme ou d’une source chaude, purge des circuits, etc.) ne peuvent être effectués qu’après délivrance d’un «permis de travail» et éventuellement d’un «permis de feu» et en respectant les règles d’une consigne particulière.

Le «permis de travail» et éventuellement le «permis de feu» et la consigne particulière doivent être établis et visés par l’exploitant ou par la personne qu’il aura nommément désignée. Lorsque les travaux sont effectués par une entreprise extérieure, le «permis de travail» et éventuellement le «permis de feu» et la consigne particulière relative à la sécurité de l’installation, doivent être cosignés par l’exploitant et l’entreprise extérieure ou les personnes qu’ils auront nommément désignées.

Après la fin des travaux et avant la reprise de l’activité, une vérification des installations doit être effectuée par l’exploitation ou son représentant.

4.7 / Consignes de sécurité

Sans préjudice des dispositions du Code du travail, des consignes précisant les modalités d’application des dispositions du présent arrêté doivent être établies, tenues à jour et affichées dans les lieux fréquentés par le personnel. Ces consignes doivent notamment indiquer :

– l’interdiction d’apporter du feu sous une forme quelconque, dans les parties de l’installation visées au point 4.3. «incendie» et «atmosphères explosives» ;

– l’obligation du «permis de travail» pour les parties de l’installation visées au point 4.3. ;

– les procédures d’arrêt d’urgence et de mise en sécurité de l’installation (électricité, réseaux de fluides) ;

– les mesures à prendre en cas de fuite sur un récipient ou une canalisation contenant des substances dangereuses, notamment les conditions de rejet prévues au point 5.7. ;

– les moyens d’extinction à utiliser en cas d’incendie ;

– la procédure d’alerte avec les numéros de téléphone du responsable d’intervention de l’établissement, des services d’incendie et de secours, etc ;

– présence d’arrosage d’eau lors de l’utilisation des oxydes d’éthylène et/ou de propylène ;

– risque de polymérisation des oxydes d’éthylène et/ou de propylène

4.8 / Consignes d’exploitation

Les opérations comportant des manipulations dangereuses et la conduite des installations (démarrage et arrêt, fonctionnement normal, entretien, etc.) doivent faire l’objet de consignes d’exploitation écrites. Ces consignes prévoient notamment :

– les modes opératoires ;

– la fréquence de contrôle des dispositifs de sécurité : et de traitement des pollutions et nuisances générées ;

– les instructions de maintenance et de nettoyage ;

– le maintien dans l’atelier de fabrication de la quantité de matières nécessaire au fonctionnement de l’installation ;

– l’introduction accidentelle de produits dans les équipements contenant des oxydes d’éthylène et/ou de propylène est strictement interdite ;

– les dispositifs anti retour de lignes d’alimentation des ateliers et du circuit d’azote doivent être fréquemment testés.

4.9 / Locaux et bâtiments à risque d’explosion

Les locaux fermés abritant une installation d’emploi d’oxydes d’éthylène et/ou de propylène doivent présenter les caractéristiques de réaction et de résistance aux explosions minimales suivantes :

– construction des structures du bâtiment résistant à la surpression interne muni d’évents d’explosion en toiture ;

– utilisation de vitrage de sécurité, de portes battantes.

4.10 / Les organes de sûreté

Chaque organe de sûreté des équipements utilisant des oxydes d’éthylène et/ou de propylène doit être surmonté d’une tuyauterie de décharge dont l’extrémité sera située en un point judicieusement choisi en fonction des caractéristiques du fluide émis. La tuyauterie aura un diamètre au moins égal à celui de sortie de l’organe de sûreté.

Les soupapes et les disques de rupture doivent être calculés selon les normes en vigueur.

4.11 / Transfert et transvasement

Les oxydes d’éthylène et/ou de propylène doivent avoir leur ligne de transfert spécifique ou commune. La canalisation doit être équipée de deux systèmes de sécurité indépendants pour en assurer le sectionnement.

Lors des transvasements, les à-coups de pression qui échauffent la vapeur par compression adiabatique sont à éviter. Pour ce faire, il est nécessaire de maintenir l’oxyde d’éthylène sous pression d’azote pur et bien sec (la concentration en azote ne devront pas être inférieure à 8 % pour éviter les risques d’anoxie).

Les tronçons de la canalisation, isolés par le dispositif anti retour, doivent être purgés pour éviter toute pressurisation excessive par échauffement.

4.12 / Locaux de pompes

Si les pompes de transfert des oxydes d’éthylène et/ou de propylène ainsi que les équipements sont installés dans des locaux, ceux-ci doivent être bien ventilés.

La température interne de la pompe doit être étroitement contrôlée, spécialement dans le cas des pompes à rotor noyé, avec arrêt automatique en cas de température excessive. Les pompes à rotor noyé doivent être équipées d’une sonde de présence de liquide commandant l’arrêt de la pompe.

4.13 / Vidange d’urgence

En cas d’amorce de polymérisation en masse du contenu du réservoir fixe, une vidange rapide doit être accessible en assurant la dilution du produit. Cette vidange d’urgence devra s’accompagner d’une dilution à l’eau (22 volumes d’eau pour un volume d’oxyde d’éthylène). Un dispositif de vidange d’urgence est nécessaire pour les stockages aériens et conseillé pour les stockages souterrains des oxydes d’éthylène et/ou de propylène.

4.14 / Isolation thermique des récipients

Si les réservoirs fixes de stockage en aérien contenant des oxydes d’éthylène et/ou de propylène ne sont pas isolés, ils doivent être pourvus d’un système d’arrosage dont le débit minimal est fixé à 10 l/m2/min.

5 / Eau

5.1 / Prélèvements

Les installations de prélèvement d’eau dans le milieu naturel doivent être munies de dispositifs de mesure totalisateurs de la quantité d’eau prélevée. Ces dispositifs doivent être relevés toutes les semaines si le débit moyen prélevé est supérieur à 10 m3/j. Le résultat de ces mesures doit être enregistré et tenu à la disposition de l’inspecteur des installations classées.

Le raccordement à une nappe d’eau ou au réseau public de distribution d’eau potable doit être muni d’un disconnecteur.

L’usage du réseau d’eau incendie est strictement réservé aux sinistres et aux exercices de secours, et aux opérations d’entretien ou de maintien hors gel de ce réseau.

5.2 / Consommation

Toutes dispositions doivent être prises pour limiter la consommation d’eau.

5.3 / Réseau de collecte

Le réseau de collecte doit être de type séparatif permettant d’isoler les eaux résiduaires polluées des eaux pluviales non susceptibles d’être polluées.

Les points de rejet des eaux résiduaires doivent être en nombre aussi réduit que possible et aménagés pour permettre un prélèvement aisé d’échantillons et l’installation d’un dispositif de mesure du débit.

5.4 / (*)

5.5 / Valeurs limites de rejet

Sans préjudice des conventions de déversement dans le réseau public (art. L. 35. 8 du Code de la santé publique), les rejets d’eaux résiduaires doivent faire l’objet en tant que de besoin d’un traitement permettant de respecter les valeurs limites suivantes, contrôlées, sauf stipulation contraire de la norme, sur effluent brut non décanté et non filtré sans dilution préalable ou mélange avec d’autres effluents :

a) Dans tous les cas, avant rejet au milieu naturel ou dans un réseau d’assainissement collectif :

– pH (NFT 90008) 5,5 – 8,5 (9,5 en cas de neutralisation à la chaux).

– température < 30° C.

b) Dans le cas de rejet dans un réseau d’assainissement collectif muni d’une station d’épuration sauf prescription particulière contenue dans la convention spéciale d’assainissement :

– matières en suspension (NFT 90105) 600 mg/l.

– DCO (NFT 90101) 2 000 mg/l.

c) Dans le cas de rejet dans le milieu naturel (ou dans un réseau d’assainissement collectif dépourvu de station d’épuration) :

– matières en suspension (NFT 90105) :

la concentration ne doit pas dépasser 100 mg/l si le flux journalier n’excède pas 15 kg/j, 35 m/l au-delà.

– DCO (NFT 90101) :

la concentration ne doit pas dépasser 300 mg/l si le flux journalier n’excède pas 100 kg/j, 125 mg/l au delà.

5.6 / Interdiction des rejets en nappe

Le rejet direct ou indirect même après épuration d’eaux résiduaires dans une nappe souterraine est interdit.

5.7 / Prévention des pollutions accidentelles

Des dispositions doivent être prises pour qu’il ne puisse pas y avoir en cas d’accident (rupture de récipient, cuvette, etc.), déversement de matières dangereuses dans les égouts publics ou le milieu naturel. Leur évacuation éventuelle après un accident doit se faire, soit dans les conditions prévues au point 5.5 ci-dessus, soit comme des déchets dans les conditions prévues au titre 7 ci-après.

5.8 / Epandage

L’épandage des eaux résiduaires, des boues et des déchets est interdit.

5.9 / (*)

6 / Air – odeurs

6.1 / Captage et épuration des rejets à l’atmosphère

Les installations susceptibles de dégager des fumées, gaz, poussières ou odeurs doivent être munies de dispositifs permettant de collecter et canaliser autant que possible les émissions. Ces dispositifs, après épuration des gaz collectés en tant que de besoin, sont munis d’orifices obturables et accessibles aux fins d’analyse.

Le débouché des cheminées doit être éloigné au maximum des habitations et ne pas comporter d’obstacles à la diffusion des gaz (chapeaux chinois,…).

6.2 / Valeurs limites et conditions de rejet

Toute disposition, à l’exception des stérilisateurs, sera prise pour éviter le rejet à l’atmosphère des oxydes d’éthylène et/ou de propylène.

Dans le cas des stérilisateurs, toute disposition sera prise pour limiter les rejets en ambiance de travail des oxydes d’éthylène et/ou de propylène à 1 ppm.

6.3 / (*)

7 / Déchets

7.1 / Récupération recyclage

Toutes dispositions doivent être prises pour limiter les quantités de déchets produits, notamment en effectuant toutes les opérations de valorisation possibles. Les diverses catégories de déchets doivent être collectées séparément puis valorisées ou éliminées dans des installations appropriées.

7.2 / (*)

7.3 / (*)

7.4 / (*)

7.5 / Brûlage

Le brûlage des déchets à l’air libre est interdit.

8 / Bruit et vibrations

8.1 / Valeurs limites de bruit

Au sens du présent arrêté, on appelle :

– Emergence : la différence entre les niveaux de pression continus équivalents pondérés A du bruit ambiant (installation en fonctionnement) et du bruit résiduel (en l’absence du bruit généré par l’installation) ;

– Zones à émergence réglementée :

– l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers existant à la date de la déclaration, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse) ;

– les zones constructibles définies par des documents d’urbanisme opposables aux tiers et publiés à la date de la déclaration ;

– l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers qui ont été implantés après la date de la déclaration dans les zones constructibles définies ci-dessus, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse), à l’exclusion de celles des immeubles implantés dans les zones destinées à recevoir des activités artisanales ou industrielles.

Pour les installations existantes (déclarées avant le 1er juillet 1997) la date de la déclaration est remplacée, dans la définition ci-dessus des zones à émergence réglementée, par la date du présent arrêté.

L’installation est construite, équipée a exploitée de façon telle que son fonctionnement ne puisse être à l’origine de bruits transmis par voie aérienne ou solidienne susceptibles de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage ou de constituer une nuisance pour celui-ci.

Les émissions sonores émises par l’installation ne doivent pas être à l’origine, dans les zones à émergence réglementée, d’une émergence supérieure aux valeurs admissibles définies dans le tableau suivant : TABLEAU

De plus le niveau de bruit en limite de propriété de l’installation ne devra pas dépasser, lorsqu’elle est en fonctionnement, 70 dB(A) pour la période de jour et 60 dB(A) pour la période de nuit, sauf si le bruit résiduel pour la période considérée est supérieur à cette limite.

Dans le cas où le bruit particulier de l’établissement est à tonalité marquée au sens du point 1.9 de l’annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l’environnement par les installations classées pour la protection de l’environnement, de manière établie ou cyclique, sa durée d’apparition ne peut excéder 30 % de la durée de fonctionnement de l’établissement dans chacune des périodes diurne ou nocturne définies dans le tableau ci-dessus.

Lorsque plusieurs installations classées, soumises à déclaration au titre de rubriques différentes, sont situées au sein d’un même établissement, le niveau de bruit global émis Par ces installations devra respecter les valeurs limites ci-dessus.

8.2 / Véhicules engins de chantier

Les véhicules de transport, les matériels de manutention et les engins de chantier utilisés à l’intérieur de l’installation doivent être conformes aux dispositions en vigueur en matière de limitation de leurs émissions sonores. En particulier, les engins de chantier doivent être conformes à un type homologué.

L’usage de tous appareils de communication par voie acoustique (sirènes, avertisseurs, haut-parleurs, etc.), gênant pour le voisinage ; est interdit, sauf si leur emploi est exceptionnel et réservé à la prévention et au signalement d’incidents gaves ou d’accidents.

8.3 / Vibrations

Les règles techniques annexées à la circulaire n° 86-23 du 23 juillet 1986 sont applicables.

8.4 / Mesure de bruit

Les mesures sont effectuées selon la méthode définie en annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997.

9 / Remise en état en fin d’exploitation

9.1 / Elimination des produits dangereux en fin d’exploitation

En fin d’exploitation, tous les produits dangereux ainsi que tous les déchets doivent être valorisés ou évacués vers des installations dûment autorisées.

9.2 / Traitement des cuves

Les réservoirs et les citernes contenant des oxydes d’éthylène et/ou de propylène doivent être parfaitement nettoyés avant toute mise ou remise en service afin d’être débarrassés de toute trace de rouille, de dépôts salins puis séchés.

Tous les récipients vides ayant contenu des oxydes d’éthylène et/ou de propylène doivent être très rapidement remplis d’azote.

(*) Un modèle a été constitué pour la rédaction des arrêtés de prescriptions générales applicables aux installations soumises à déclaration. Certaines dispositions de ce modèle, qui ne se justifient pas pour les installations visées par la rubrique no 1419, ont été supprimées. Néanmoins, la numérotation a été conservée pour permettre une homogénéité entre les arrêtés de prescriptions générales de toutes les rubriques de la nomenclature.

ANNEXE 2

Dispositions applicables aux installations existantes

TABLEAU

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