[TO] Environnement

Prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique no 1139 (fabrication, stockage ou emploi du dioxyde de chlore)

ANNEXES A L’ARRETE DU 8 OCTOBRE 1997 (ENVIRONNEMENT) NOR : ATEP9760448A

Présentation

Faisant suite à l’arrêté du 8 octobre 1997, (paru au Journal officiel du 7 novembre 1997 et publié dans notre cahier «Textes officiels» du 14 novembre 1997, page 328), nous publions ci-après les annexes à cet arrêté qui ne figuraient pas au Journal officiel et qui viennent de paraître au «Bulletin officiel du ministère de l’Equipement».

Par ailleurs, rappelons que des arrêtés datés du 30 juin 1997, publiés dans le Journal Officiel du 30 juillet 1997, fixent les prescriptions applicables aux installations classées soumises à déclaration sous les rubriques suivantes :

– n° 2515 : broyage, concassage, criblage, ensachage, pulvérisation, nettoyage, tamisage, mélange de pierres, cailloux, minerais et autres produits minéraux naturels ou artificiels)

– n° 2516 : station de transit de produits minéraux pulvérulents non ensachés tels que ciments, plâtres chaux, sables fillérisés

– n° 2517 : station de transit de produits minéraux solides, à l’exclusion de ceux visés par d’autres rubriques

– n° 2521 : enrobage au bitume de matériaux routiers (centrales) à froid

– n° 2522 : matériel vibrant (emploi de) pour la fabrication de matériaux tels que béton, agglomérés, etc….

– n° 2524 : minéraux naturels ou artificiels tels que le marbre, le granit, l’ardoise, le verre etc. (ateliers de taillage, sciage et polissage de)

– n° 2550 : fonderie (fabrication de produits moulés) de plomb et alliages contenant du plomb (au moins 3%)

– n° 2551 : fonderie (fabrication de produits moulés) de métaux et alliages ferreux

– n° 2552 : fonderie (fabrication de produits moulés) de métaux et alliages non ferreux, à l’exception de celles relevant de la rubrique n° 2550

– n° 2560 : métaux et alliages (travail mécanique des)

– n° 2561 : métaux et alliages (trempe, recuit ou revenu)

– n° 2562 : bains de sels fondus (chauffage et traitements industriels par l’intermédiaire de)

– n° 2565 : métaux et matières plastiques (traitement des) pour le dégraissage, le décapage, la conversion, le polissage, la métallisation, etc …, par voie électrolytique, chimique ou par emploi de liquides halogénés

– n° 2575 : abrasives (emploi de matières) telles que sables, corindon, grenailles métalliques, etc…, sur un matériau quelconque pour gravure, dépolissage, décapage, grainage

Les annexes à ces arrêtés ont, quant à elles, été publiées au «Bulletin officiel du ministère de l’Equipement» du 25 août 1997.

ANNEXE 1

1 / Dispositions générales

1.1 / Conformité de l’installation à la déclaration

L’installation doit être implantée, réalisée et exploitée conformément aux plans et autres documents joints à la déclaration, sous réserve du respect des prescriptions ci-dessous.

1.2 / Modifications

Toute modification apportée par le déclarant à l’installation, à son mode d’exploitation ou à son voisinage, entraînant un changement notable des éléments du dossier de déclaration initiale, doit être portée, avant sa réalisation, à la connaissance du préfet qui peut exiger une nouvelle déclaration (référence : article 31 du décret du 21 septembre 1977).

1.3 / Justification du respect des prescriptions de l’arrêté

La déclaration doit préciser les mesures prises ou prévues par l’exploitant pour respecter les dispositions du présent arrêté (référence : article 25 du décret du 21 septembre 1977).

1.4 / Dossier installation classée

L’exploitant doit établir et tenir à jour un dossier comportant les documents suivants :

– le dossier de déclaration ;

– les plans tenus à jour ;

– le récépissé de déclaration et les prescriptions générales ;

– les arrêtés préfectoraux relatifs à l’installation concernée, pris en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, s’il y en a;

– les résultats des dernières mesures sur les effluents et le bruit, les rapports des visites ;

– les documents prévus aux points 3.6, 4.3, 4.7, 4.8, 4.9 et 5.1 du présent arrêté.

Ce dossier doit être tenu à la disposition de l’inspection des installations classées.

1.5 / Déclaration d’accident ou de pollution accidentelle

L’exploitant d’une installation est tenu de déclarer dans les meilleurs délais à l’inspection des installations classées les accidents ou incidents survenus du fait du fonctionnement de cette installation qui sont de nature à porter atteinte aux intérêts mentionnés à l’article 1er de la loi du 19 juillet 1976 (référence : article 38 du décret du 21 septembre 1977).

1.6 / Changement d’exploitant

Lorsque l’installation change d’exploitant, le nouvel exploitant ou son représentant doit en faire la déclaration au préfet dans le mois qui suit la prise en charge de l’exploitation. Cette déclaration doit mentionner, s’il s’agit d’une personne physique, les nom, prénoms et domicile du nouvel exploitant et, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination ou sa raison sociale, sa forme juridique, l’adresse de son siège social ainsi que la qualité du signataire de la déclaration (référence : article 34 du décret du 21 septembre 1977).

1.7 / Cessation d’activité

Lorsqu’une installation cesse l’activité au titre de laquelle elle était déclarée, son exploitant doit en informer le préfet au moins un mois avant l’arrêt définitif. La notification de l’exploitant indique les mesures de remise en état prévues ou réalisées (référence : article 34-1 du décret du 21 septembre 1977).

1.8 / (*)

2 / Implantation – aménagement

2.1 / Règles d’implantation

2.1.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

L’installation doit être implantée à une distance d’au moins 50 mètres des limites de propriété.

2.2 / Intégration dans le paysage

L’exploitant prend les dispositions nécessaires pour satisfaire à l’esthétique du site. L’ensemble du site doit être maintenu en bon état de propreté (peinture, plantations, engazonnement…).

2.3 / Interdiction d’habitations au-dessus des installations

L’installation ne doit pas être surmontée de locaux occupés par des tiers ou habités.

2.4 / Comportement au feu des bâtiments

2.4.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Les locaux abritant l’installation doivent présenter les caractéristiques de réaction et de résistance au feu minimales suivantes :

– murs et planchers hauts coupe-feu de degré 2 heures ;

– couverture incombustible ;

– portes intérieures coupe-feu de degré 2 heures et munies d’un ferme-porte ou d’un dispositif assurant leur fermeture automatique ;

– porte donnant vers l’extérieur pare-flamme de degré 2 heures ;

– matériaux de classe M0 (incombustibles).

Les locaux doivent être équipés en partie haute de dispositifs permettant l’évacuation des fumées et gaz de combustion dégagés en cas d’incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout autre dispositif équivalent). Les commandes d’ouverture manuelle sont placées à proximité des accès. Le système de désenfumage doit être adapté aux risques particuliers de l’installation.

2.5 / Accessibilité

L’installation doit être accessible pour permettre l’intervention des services d’incendie et de secours. Elle est desservie, sur au moins une face, par une voie-engin ou par une voie-échelle si le plancher haut de cette installation est à une hauteur supérieure à 8 mètres par rapport à cette voie.

En cas de local fermé, une des façades est équipée d’ouvrant permettant le passage de sauveteurs équipés.

2.6 / Ventilation

Sans préjudice des dispositions du code du travail, les locaux doivent être convenablement ventilés pour éviter tout risque d’atmosphère explosible ou toxique. Le débouché à l’atmosphère de la ventilation doit être placé aussi loin que possible des habitations voisines.

2.7 / Installations électriques

Les installations électriques doivent être réalisées conformément au décret no 88-1056 du 14 novembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

2.8 / Mise à la terre des équipements

Les équipements métalliques (réservoirs, cuves, canalisations) doivent être mis à la terre conformément aux règlements et aux normes applicables, compte tenu notamment de la nature explosive ou inflammable des produits.

2.9 / Rétention des aires et locaux de travail

Le réacteur monté en plein air ou enfermé dans un local ainsi que les installations de stockage devront reposer sur un sol incombustible et équipé de façon à pouvoir recueillir les eaux de lavage et les produits répandus accidentellement; pour cela un seuil surélevé par rapport au niveau du sol ou tout dispositif équivalent les séparera de l’extérieur ou d’autres aires ou locaux. Les produits recueillis sont de préférence récupérés et recyclés, ou en cas d’impossibilité traités conformément au point 5.7. et au titre 7.

2.10 / Cuvettes de rétention

Le réacteur ainsi que les récipients de stockage seront installés à l’air libre ou dans un local largement ventilé. Il leur sera associé une capacité de rétention dont le volume doit être au moins égal à la plus grande des deux valeurs suivantes :

– 100 % de la capacité du plus grand réservoir ;

– 50 % de la capacité globale des réservoirs associés.

Dans la conception de cette capacité de rétention, on privilégiera soit les bassins profonds, soit les cuviers double enveloppe. Toutefois, la capacité de rétention doit être étanche à la solution de dioxyde de chlore et résister à son action chimique et physique.

Cette disposition ne s’applique pas aux bassins de traitement des eaux résiduaires.

2.11 / Récipients de stockage du dioxyde de chlore

2.11.1 / Prescriptions communes

Les réacteurs ou les récipients de stockage, construits en matériaux résistants à la corrosion par le dioxyde de chlore gazeux ou en solution aqueuse, devront être disposés de telle sorte qu’on puisse aisément en faire le tour pour examiner l’état des parois latérales.

2.11.2 / Prescriptions complémentaires pour le dioxyde de chlore en phase gazeuse

Une ventilation de la phase gazeuse des réservoirs sera assurée de façon à éliminer le risque d’accumulation locale de dioxyde de chlore. Il faudra le traiter dans un épurateur assurant en sortie une concentration inférieure à 20 ppm, en toutes circonstances d’un fonctionnement normal.

2.12 / Sécurité du réacteur

2.12.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

En cas de fonctionnement anormal du réacteur, notamment lors des possibilités de libération ou d’accumulation du dioxyde de chlore, un ou plusieurs systèmes à fonctionnement automatique devront arrêter l’installation et la mettre en sécurité. Un poste d’eau de volume ou de débit adéquat sera disponible pour diluer le milieu réactionnel; il sera protégé des éventuels projectiles résultant de l’explosion du réacteur.

Dans le cas d’un réacteur installé dans une enceinte close, celle-ci sera sous ventilation mécanique contrôlée. Des détecteurs de dioxyde de chlore dans l’air fonctionnant en continu seront mis en place de façon à détecter toute fuite, soit le gaz, soit de solution (émettant du gaz). Au dessus d’un seuil fixé par l’exploitant, ces capteurs devront arrêter l’installation et isoler les différents circuits véhiculant la solution par fermeture de vannes télécommandées.

Pour un réacteur monté en plein air, lorsqu’il est associé à des unités de stockage, des mesurages de dioxyde de chlore dans l’air, fonctionnant en continu, seront installés en nombre suffisant et judicieusement placés autour de l’installation de façon à détecter toute augmentation anormale de la teneur en dioxyde de chlore (résultant d’une fuite de gaz, d’un déversement de liquide, d’une rupture de canalisation, etc…). Au dessus d’un seuil qu’il appartient à l’exploitant de fixer, ces capteurs devront arrêter le réacteur et isoler les différents circuits véhiculant la solution de dioxyde de chlore par fermeture de vannes télécommandées.

3 / Exploitation – entretien

3.1 / Surveillance de l’exploitation

L’exploitation doit se faire sous la surveillance, directe ou indirecte, d’une personne nommément désignée par l’exploitant et ayant une connaissance de la conduite de l’installation et des dangers et inconvénients des produits utilisés ou stockés dans l’installation.

3.2 / Contrôle de l’accès

Les personnes étrangères à l’établissement ne doivent pas avoir un accès libre aux installations.

3.3 / Connaissance des produits – Etiquetage

L’exploitant doit avoir à sa disposition des documents lui permettant de connaître la nature et les risques des produits dangereux présents dans l’installation, en particulier les fiches de données de sécurité prévues par l’article R. 231-53 du Code du travail.

Les réservoirs et canalisations doivent porter en caractères très lisibles le nom des produits et, s’il y a lieu, les symboles de danger conformément à la réglementation relative à l’étiquetage des substances et préparations chimiques dangereuses.

3.4 / Propreté

Les locaux doivent être maintenus propres et régulièrement nettoyés notamment de manière à éviter les amas de matières dangereuses ou polluantes et de poussières. Le matériel de nettoyage doit être adapté aux risques présentés par les produits et poussières.

3.5 / (*)

3.6 / Vérification périodique des installations électriques

Toutes les installations électriques doivent être entretenues en bon état et doivent être contrôlées, après leur installation ou leur modification par une personne compétente. La périodicité, l’objet et l’étendue des vérifications des installations électriques ainsi que le contenu des rapports relatifs aux dites vérifications sont fixés par l’arrêté du 20 décembre 1988 relatif à la réglementation du travail.

3.7 / Vérification périodique des installations

Toutes les installations notamment les canalisations de transport de matières dangereuses doivent être entretenues en bon état et doivent être contrôlées, après leur installation ou leur modification soit par une personne compétente nommément désignée par l’exploitant avec l’approbation de l’inspecteur des installations classées, soit par un organisme extérieur agréé par l’administration.

4 / Risques

4.1 / Protection individuelle

Sans préjudice des dispositions du code du travail, des matériels de protection individuelle, adaptés aux risques présentés par l’installation et permettant l’intervention en cas de sinistre, doivent être conservés à proximité du dépôt et du lieu d’utilisation. Ces équipements doivent être entretenus en bon état et vérifiés périodiquement. Le personnel doit être formé à l’emploi de ces matériels.

4.2 / Moyens de secours contre l’incendie

4.2.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

L’installation doit être dotée de moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques et conformes aux normes en vigueur, notamment :

– d’un ou de plusieurs appareils d’incendie (bouches, poteaux, etc.) publics ou privés dont un implanté à 200 mètres au plus du risque, ou des points d’eau, bassins, citernes, etc., d’une capacité en rapport avec le risque à défendre ;

– d’extincteurs répartis à l’intérieur des locaux, sur les aires extérieures et les lieux présentant des risques spécifiques, à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles. Les agents d’extinction doivent être appropriés aux risques à combattre et compatibles avec les produits stockés ;

– d’un moyen permettant d’alerter les services d’incendie et de secours ;

– de plans des locaux facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours ;

Ces matériels doivent être maintenus en bon état et vérifiés au moins une fois par an.

4.3 / Localisation des risques

4.3.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

L’exploitant recense, sous sa responsabilité, les parties de l’installation qui, en raison des caractéristiques qualitatives et quantitatives du dioxyde de chlore sont susceptibles d’être à l’origine d’un sinistre pouvant avoir des conséquences directes ou indirectes sur l’environnement, la sécurité publique ou le maintien en sécurité de l’installation.

L’exploitant détermine pour chacune de ces parties de l’installation la nature du risque (incendie, atmosphères explosives ou émanations toxiques). Ce risque est signalé.

4.4 / Matériel électrique de sécurité

4.4.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Dans les parties de l’installation visées au point 4.3. «atmosphères explosives» les installations électriques doivent être réduites à ce qui est strictement nécessaire aux besoins de l’exploitation. Elles doivent être entièrement constituées de matériels utilisables dans les atmosphères explosives. Cependant, dans les parties de l’installation où les atmosphères explosives peuvent apparaître de manière épisodique avec une faible fréquence et une courte durée, les installations électriques peuvent être constituées de matériel électrique de bonne qualité industrielle qui, en service normal, n’engendrent ni arc ni étincelle, ni surface chaude susceptible de provoquer une explosion. Les canalisations ne doivent pas être une cause possible d’inflammation et doivent être convenablement protégées contre les chocs, contre la propagation des flammes et contre l’action des produits présents dans la partie de l’installation en cause.

4.5 / Interdiction des feux

4.5.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Dans les parties de l’installation, visées au point 4.3., présentant des risques d’incendie ou d’explosion, il est interdit d’apporter du feu sous une forme quelconque, sauf pour la réalisation de travaux ayant fait l’objet d’un «permis de feu». Cette interdiction doit être affichée en caractères apparents.

4.6 / «Permis de travail» et/ou «permis de feu» dans les parties de l’installation visées au point 4.3.

4.6.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Dans les parties de l’installation visées au point 4.3., tous les travaux de réparation ou d’aménagement conduisant à une augmentation des risques (emploi d’une flamme ou d’une source chaude, purge des circuits, ….) ne peuvent être effectués qu’après délivrance d’un «permis de travail» et éventuellement d’un «permis de feu» et en respectant les règles d’une consigne particulière.

Le «permis de travail» et éventuellement le «permis de feu» et la consigne particulière doivent être établis et visés par l’exploitant ou par la personne qu’il aura nommément désignée. Lorsque les travaux sont effectués par une entreprise extérieure, le «permis de travail» et éventuellement le «permis de feu» et la consigne particulière relative à la sécurité de l’installation, doivent être cosignés par l’exploitant et l’entreprise extérieure ou les personnes qu’ils auront nommément désignées.

Après la fin des travaux et avant la reprise de l’activité, une vérification des installations doit être effectuée par l’exploitation ou son représentant.

4.7 / Consignes de sécurité

Sans préjudice des dispositions du code du travail, des consignes précisant les modalités d’application des dispositions du présent arrêté doivent être établies, tenues à jour et affichées dans les lieux fréquentés par le personnel. Ces consignes doivent notamment indiquer :

– l’interdiction d’apporter du feu sous une forme quelconque, dans les parties de l’installation visées au point 4.3. «incendie» et «atmosphères explosives» ;

– l’obligation du «permis de travail» pour les parties de l’installation visées au point 4.3. ;

– les procédures d’arrêt d’urgence et de mise en sécurité de l’installation (électricité, réseaux de fluides) ;

– les mesures à prendre en cas de fuite sur un récipient ou une canalisation contenant des substances dangereuses, notamment les conditions de rejet prévues au point 5.7. ;

– les moyens d’extinction à utiliser en cas d’incendie ;

– la procédure d’alerte avec les numéros de téléphone du responsable d’intervention de l’établissement, des services d’incendie et de secours, etc .

4.8 / Consignes d’exploitation

Les opérations comportant des manipulations dangereuses et la conduite des installations (démarrage et arrêt, fonctionnement normal, entretien, ….) doivent faire l’objet de consignes d’exploitation écrites. Ces consignes prévoient notamment :

– les modes opératoires ;

– la fréquence de contrôle des dispositifs de sécurité et de traitement des pollutions et nuisances générées ;

– les instructions de maintenance et de nettoyage ;

– le maintien dans l’atelier de fabrication de la quantité de matières nécessaire au fonctionnement de l’installation ;

4.9 / Détection de gaz

4.9.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Des détecteurs de gaz sont mis en place dans les zones présentant les plus grands risques en cas de dégagement ou d’accumulation importante de gaz ou de vapeurs toxiques. Les zones définies au point 4.3 sont équipées de système de détection dont les niveaux de sensibilité sont adaptés aux situations.

L’exploitant fixera au minimum les deux seuils de sécurité suivants :

– le franchissement du premier seuil entraînera, en plus des dispositions précédentes, la mise en sécurité des installations et, le cas échéant, une transmission à distance vers une personne techniquement compétente.

Une visite doit être effectuée, au moins tous les trois ans, par un organisme agréé. Au cours de cette visite, l’organisme doit :

– mesurer la teneur en dioxyde de chlore des rejets gazeux venant du réacteur et/ou des unités de stockage. Ces mesurages doivent être effectués dans des conditions représentatives du fonctionnement des installations;

– vérifier le bon fonctionnement et l’étalonnage du réseau de détecteurs de dioxyde de chlore dans l’air mentionné en 2.12. Cette vérification se fera, au minimum, suivant les prescriptions écrites du constructeur des appareils.

5 / Eau

5.1 / Prélèvements

Les installations de prélèvement d’eau dans le milieu naturel doivent être munies de dispositifs de mesure totalisateurs de la quantité d’eau prélevée. Ces dispositifs doivent être relevés toutes les semaines si le débit moyen prélevé est supérieur à 10 m3/j. Le résultat de ces mesures doit être enregistré et tenu à la disposition de l’inspecteur des installations classées.

Le raccordement à une nappe d’eau ou au réseau public de distribution d’eau potable doit être muni d’un dispositif anti-retour.

L’usage du réseau d’eau incendie est strictement réservé aux sinistres et aux exercices de secours, et aux opérations d’entretien ou de maintien hors gel de ce réseau.

5.2 / Consommation

Toutes dispositions doivent être prises pour limiter la consommation d’eau.

5.3 / Réseau de collecte

Le réseau de collecte doit être de type séparatif permettant d’isoler les eaux résiduaires polluées des eaux pluviales non susceptibles d’être polluées.

Les points de rejet des eaux résiduaires doivent être en nombre aussi réduit que possible et aménagés pour permettre un prélèvement aisé d’échantillons et l’installation d’un dispositif de mesure du débit.

5.4 / (*)

5.5 / Valeurs limites de rejet

5.5.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en solution aqueuse

Sans préjudice des conventions spéciales de déversement dans le réseau public (art. L. 35-8 du code de la santé publique), les rejets d’eaux résiduaires doivent faire l’objet en tant que de besoin d’un traitement permettant de respecter les valeurs limites suivantes, contrôlées, sauf stipulation contraire de la norme, sur effluent brut non décanté et non filtré, sans dilution préalable ou mélange avec d’autres effluents :

a) Dans tous les cas, avant rejet au milieu naturel ou dans un réseau d’assainissement collectif :

– pH (NFT 90-008) 5,5 – 8,5 (9,5 en cas de neutralisation à la chaux);

– température < 30° C (un écart de 5° C par rapport à ce seuil est accepté lorsque l’eau est déjà à plus de 25° C);

– teneur en dioxyde de chlore < 0,2 mg/l ClO2;

b) Dans le cas de rejet dans un réseau d’assainissement public muni d’une station d’épuration :

– matières en suspension (NFT 90-105) 600 mg/l;

– DCO (NFT 90-101) 2 000 mg/l;

– DBO5 (NFT 90-103) 800 mg/l.

Ces valeurs limites doivent être respectées en moyenne mensuelle. Aucune valeur instantanée ne doit dépasser le double des valeurs limites de concentration.

c) Dans le cas de rejet dans le milieu naturel (ou dans un réseau d’assainissement public dépourvu de station d’épuration) :

– matières en suspension (NFT 90-105) : la concentration ne doit pas dépasser 100 mg/l si le flux journalier n’excède pas 15 kg/j, 35 m/l au-delà;

– DCO (NFT 90-101) : la concentration ne doit pas dépasser 300 mg/l si le flux journalier n’excède pas 100 kg/j, 125 m/l au-delà;

– DBO5 (NFT 90-103) : la concentration ne doit pas dépasser 100 mg/l si le flux journalier n’excède pas 30 kg/j, 30 m/l au-delà;

– teneur en dioxyde de chlore : < 0,2 mg/l ClO2.

5.6 / Interdiction des rejets en nappe

Le rejet direct ou indirect même après épuration d’eaux résiduaires dans une nappe souterraine est interdit.

5.7 / Prévention des pollutions accidentelles

5.7.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en solution aqueuse

Des dispositions doivent être prises pour qu’il ne puisse pas y avoir en cas d’accident (rupture de récipient, cuvette, etc.), déversement de matières dangereuses dans les égouts publics ou le milieu naturel. Leur évacuation éventuelle après un accident doit se faire, soit dans les conditions prévues au point 5.5 ci-dessus, soit comme des déchets dans les conditions prévues au titre 7 ci-après.

5.8 / Epandage

L’épandage des eaux résiduaires, des boues et des déchets est interdit.

5.9 / (*)

6 / Air – odeurs

6.1 / Captage et épuration des rejets à l’atmosphère

6.1.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Les installations susceptibles de dégager des gaz doivent être munies de dispositifs permettant de collecter et canaliser autant que possible les émissions. Ces dispositifs, après épuration des gaz collectés en tant que de besoin, sont munis d’orifices obturables et accessibles aux fins d’analyse. Ces dispositions ne visent pas le cas spécifique des évents.

Le débouché des cheminées doit être éloigné au maximum des habitations et ne pas comporter d’obstacles à la diffusion des gaz (chapeaux chinois, etc.).

6.2 / Valeurs limites et conditions de rejet

6.2.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Toute disposition sera prise pour limiter le rejet des effluents gazeux canalisés venant du réacteur et de ses unités accessoires à 20 ppm. Toutefois, cette condition ne s’applique pas en cas de déflagration (surpression temporaire).

6.3 / Mesure périodique de la pollution rejetée

6.3.1 / Prescriptions spécifiques au dioxyde de chlore en phase gazeuse

Les émissions canalisées seront équipées en permanence d’un appareil de contrôle périodique de la teneur en dioxyde de chlore des gaz. Cet appareil devra répondre aux exigences du point 4.9.

7 / Déchets

7.1 / Récupération – recyclage

Toutes dispositions doivent être prises pour limiter les quantités de déchets produits, notamment en effectuant toutes les opérations de valorisation possibles. Les diverses catégories de déchets doivent être collectées séparément puis valorisées ou éliminées dans des installations appropriées.

7.2 / (*)

7.3 / (*)

7.4 / (*)

7.5 / Brûlage

Le brûlage des déchets à l’air libre est interdit.

8 / Bruit et vibrations

8.1 / Valeurs limites de bruit

Au sens du présent arrêté, on appelle :

– Emergence : la différence entre les niveaux de pression continus équivalents pondérés A du bruit ambiant (installation en fonctionnement) et du bruit résiduel (en l’absence du bruit généré par l’installation) ;

– Zones à émergence réglementée :

– l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers, existant à la date de la déclaration, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse) ;

– les zones constructibles définies par des documents d’urbanisme opposables aux tiers et publiés à la date de la déclaration ;

– l’intérieur des immeubles habités ou occupés par des tiers qui ont été implantés après la date de la déclaration dans les zones constructibles définies ci-dessus, et leurs parties extérieures éventuelles les plus proches (cour, jardin, terrasse), à l’exclusion de celles des immeubles implantés dans les zones destinées à recevoir des activités artisanales ou industrielles.

Pour les installations déclarées avant le 1er janvier 1998, la date de la déclaration est remplacée, dans la définition ci-dessus des zones à émergence réglementée, par la date du présent arrêté.

L’installation est construite, équipée et exploitée de façon telle que son fonctionnement ne puisse être à l’origine de bruits transmis par voie aérienne ou solidienne susceptibles de compromettre la santé ou la sécurité du voisinage ou de constituer une nuisance pour celui-ci.

Les émissions sonores émises par l’installation ne doivent pas être à l’origine, dans les zones à émergence réglementée, d’une émergence supérieure aux valeurs admissibles définies dans le tableau suivant :

TABLEAU

De plus le niveau de bruit en limite de propriété de l’installation ne devra pas dépasser, lorsqu’elle est en fonctionnement, 70 dB(A) pour la période de jour et 60 dB(A) pour la période de nuit, sauf si le bruit résiduel pour la période considérée est supérieur à cette limite.

Dans le cas où le bruit particulier de l’établissement est à tonalité marquée au sens du point 1.9 de l’annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997 relatif à la limitation des bruits émis dans l’environnement par les installations classées pour la protection de l’environnement, de manière établie ou cyclique, sa durée d’apparition ne peut excéder 30 % de la durée de fonctionnement de l’établissement dans chacune des périodes diurne ou nocturne définies dans le tableau ci-dessus.

Lorsque plusieurs installations classées, soumises à déclaration au titre de rubriques différentes, sont situées au sein d’un même établissement, le niveau de bruit global émis par ces installations devra respecter les valeurs limites ci-dessus.

8.2 / Véhicules engins de chantier

Les véhicules de transport, les matériels de manutention et les engins de chantier utilisés à l’intérieur de l’installation doivent être conformes aux dispositions en vigueur en matière de limitation de leurs émissions sonores. En particulier, les engins de chantier doivent être conformes à un type homologué.

L’usage de tous appareils de communication par voie acoustique (sirènes, avertisseurs, haut-parleurs, etc.) gênant pour le voisinage, est interdit, sauf si leur emploi est exceptionnel et réservé à la prévention et au signalement d’incidents gaves ou d’accidents.

8.3 / Vibrations

Les règles techniques annexées à la circulaire n° 83-23 du 23 juillet 1986 sont applicables.

8.4 / Mesure de bruit

Les mesures sont effectuées selon la méthode définie en annexe de l’arrêté du 23 janvier 1997.

9 / Remise en état en fin d’exploitation

9.1 / Elimination des produits dangereux en fin d’exploitation

En fin d’exploitation, tous les produits dangereux ainsi que tous les déchets doivent être valorisés ou évacués vers des installations dûment autorisées.

9.2 / Traitement des cuves

Les cuves ayant contenu des produits susceptibles de polluer les eaux doivent être vidées, nettoyées, dégazées et le cas échéant décontaminées. Elles sont si possibles enlevées, sinon, et dans le cas spécifique des cuves enterrées, elles doivent être rendues inutilisables par remplissage avec un matériau solide inerte.

Les dispositions sont applicables aux installations existantes selon le calendrier suivant :

ANNEXE 2

Dispositions applicables aux installations existantes

TABLEAU : CALENDRIER D’APPLICATION AUX INSTALLATIONS EXISTANTES DES DISPOSITIONS

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