Autres Immeubles végétalisés

Pourquoi investisseurs et promoteurs verdissent les bâtiments tertiaires

Mots clés : Lieux de travail

Le « green », c’est chic… mais pas seulement. Cela peut aussi devenir rentable. Voici les raisons pour lesquelles les entreprises se tournent vers les immeubles « verts ».

Quel est le point commun entre L’Oréal, Technip, Carrefour Management, ou encore Sanofi ? La totalité ou une partie des salariés de ces entreprises travaillent dans un immeuble végétalisé. Si les bâtiments verts commencent à se faire une place dans le paysage urbain, c’est pour quatre raisons principales.

1 – Donner une image positive de l’entreprise

« Le taux de captation de ces immeubles est bien meilleur et le turnover plus faible », assure Thierry Laroue-Pont, président du directoire de BNP Paribas Real Estate, lors d’une conférence organisée par la chaire Immobilier et Développement durable de l’Essec. Car un immeuble « green » diffuse une image positive de son entreprise. « C’est un facteur visible du développement durable », traduit Olivier Haye, directeur de la maîtrise d’ouvrage chez Gecina. En parallèle, les sociétés cotées doivent répondre aux attentes de leurs actionnaires. « Ils regardent l’ensemble des mesures prises dans le cadre de la politique RSE, comme le verdissement de l’immobilier », assure Christophe Kullmann, directeur général de Foncière des régions.

2 – Rester dans la course

On est plus productif dans un immeuble vert d’après une étude menée par Goodwill Management pour Gecina. D’ailleurs, la valeur immatérielle des immeubles dotés d’une part de biodiversité (baisse de l’absentéisme, meilleur confort des salariés, etc.) est supérieure de 5 à 8 % à celle des autres bâtiments. Pour autant, « les immeubles verts ne coûtent pas plus cher à l’achat ou à la location. Mais, à l’avenir, les bâtiments « non-verts » seront décotés », estime Christian Cléret, directeur général de Poste Immo.

3 – Anticiper les contraintes réglementaires à venir

Aujourd’hui, les collectivités locales octroient des subventions pour verdir les bâtiments, mais demain, « la végétalisation deviendra une contrainte réglementaire », prédit Ingrid Nappi-Choulet, professeur titulaire de la chaire Immobilier et Développement durable de l’Essec. D’ailleurs, d’ici le 1er janvier 2016, « les collectivités locales intégreront les notions de trame verte et bleue dans leur plan local d’urbanisme et leur schéma de cohérence territorial », rappelle Véronique Dham, cofondatrice de la société de conseil Gondwana. Les promoteurs dotés d’une expertise auront un temps d’avance et décrocheront les marchés publics plus facilement.

4 – Faire des économies de fonctionnement

Les végétaux protègent le bâtiment des chocs thermiques et le rafraîchissent. Résultat : jusqu’à 25 % d’énergie liée à la climatisation économisés, selon une étude du cabinet Ernst & Young publiée en 2009.

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C’est le nombre de bâtiments en France qui concourent à l’obtention du label international BiodiverCity. Lancé en décembre 2013, il garantit la prise en compte de la biodiversité dans les projets de construction et de rénovation.

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