Régions

PORTRAITS Six acteurs du renouveau

Mots clés : Collectivités locales - Culte - Maîtrise d'ouvrage - Rénovation urbaine - Services urbains - Transport collectif urbain

Plus ou moins médiatiques, quelques personnalités du cru qui contribuent à la transformation de la métropole.

Alain Cacheux Adjoint au maire de Lille, vice-président de la communauté urbaine de Lille-Métropole, président de Lille-Métropole Habitat

L’INCONTOURNABLE

C’est l’élu de référence pour tous les sujets touchant à l’urbain. En charge des questions d’habitat et d’urbanisme depuis le milieu des années 80, président d’un important office HLM, Alain Cacheux a joué un rôle discret mais central dans toutes les grandes opérations qu’a connues la métropole, d’Euralille à la transformation de Roubaix et Tourcoing. Il observe et connaît le « terrain métropolitain » et ses différents acteurs mieux que quiconque. Ce qui l’a souvent amené à anticiper les évolutions. Convaincu que le centre-ville lillois dans sa configuration actuelle n’est pas à la dimension d’un vrai centre d’agglomération, il estime nécessaire l’extension du secteur piétonnier et la requalification des principaux axes et places des quartiers lillois enserrés par les boulevards. Il plaide aussi pour la réhabilitation en vrai boulevard urbain de l’axe routier dit « grand boulevard » qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing, dossier difficile compte tenu du nombre de communes traversées. Mais, comme Alain Cacheux a souvent vu juste, on peut parier que ce symbole fédérateur d’une agglomération tournant le dos au « tout voiture » se réalisera un jour…

Jean-Louis Subileau Directeur général délégué de la SEAM Euralille

L’AMBITIEUX DE LA FORME URBAINE

A la tête d’Euralille depuis 1998, Jean-Louis Subileau, Grand Prix de l’urbanisme 2001, prétend qu’il n’a pas fait d’études (ce qui est faux, il est diplômé de Sciences-Po) pour mieux souligner que c’est au cours de son long parcours à l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), de 1970 à 1982, qu’il s’est formé à l’art difficile du projet urbain.

Urbaniste à l’Apur, il a été ensuite aménageur, à la Mission de coordination des grands projets de l’Etat, puis maître d’ouvrage (SEAM Tête Défense), enfin assistant à maître d’ouvrage grâce à G3A qu’il crée en 1990. Il partage aujourd’hui son temps entre Lille et la région parisienne où il est directeur général délégué de la SEM Val de Seine Aménagement (Boulogne-Billancourt).

Toutes ces aventures urbaines en ont fait un passionné du projet urbain de grande dimension, mais aussi un urbaniste soucieux de la cohérence de la ville. Il a ainsi porté le renouveau d’Euralille en conjuguant, dans un contexte difficile, la forte exigence d’inventivité architecturale affichée dans les projets initiaux de Rem Koolhaas, et un souci qui lui est propre d’ouvrir l’opération sur son environnement, de créer des liaisons avec la ville ancienne, d’insérer Euralille dans la ville et de « mettre de la vie dans Euralille ».

Bernard Guilleminot Directeur général de la communauté urbaine de Lille-Métropole

LE GENERAL EN CHEF

Jeune X-Ponts, Bernard Guilleminot est entré à la communauté urbaine en 1975, après trois ans passés à la DDE du Nord. Arthur Notebart, qui présidait alors l’établissement communautaire, l’a décidé à quitter le service de l’Etat : « Teu seros l’général ein chef ed’ l’armée du métro ! » Près de 30 ans plus tard, après avoir mené à bien la construction des deux lignes de métro automatique, Bernard Guilleminot exerce avec fermeté son autorité sur tous les services de la communauté urbaine. Il déploie tout un savoir-faire diplomatique, acquis grâce à une longue fréquentation de Pierre Mauroy, auprès des 85 maires toujours enclins à penser que la communauté urbaine pourrait faire plus pour leur commune.

Son rôle préféré : celui de maître d’ouvrage de grands projets techniques, domaine où son sens de l’organisation et son goût de l’innovation technique peuvent s’épanouir pleinement. Son horizon : le réseau de tram-train dont les études démarrent et dont le chantier devrait débuter en 2008-2009.

Jean-François Dutilleul Président du directoire de Rabot-Dutilleul

LE DEVELOPPEUR

Agé de 56 ans, cet ingénieur HEI a pris la succession de son père il y a quinze ans à la tête de Rabot-Dutilleul. Présent dans le bâtiment, les travaux publics et la promotion immobilière, ce groupe de 800 personnes conforte sa position de premier indépendant en se développant à pas rapides. Son chiffre d’affaires consolidé devrait atteindre 295 millions d’euros en 2004 (contre 220 en 2003 et 170 en 2002). Jean-François Dutilleul vient de doubler son activité promotion en reprenant Baticonseil Immobilier et de racheter Sitex pour miser sur la maintenance technique. Membre actif de la chambre de commerce de la métropole lilloise, il la représente au conseil d’administration de l’agence d’urbanisme, après avoir siégé à celui d’Euralille. Il est de toutes les aventures lilloises : il a ainsi offert les tulipes en composite ciment-verre pour Lille 2004.

Nathan Starkman Directeur général de l’agence de développement et d’urbanisme de Lille-Métropole

LE CHANTRE DE LA QUALITE URBAINE

Ce centralien, Grand Prix de l’urbanisme 1999, a aiguisé son regard sur la ville et a forgé ses convictions majeures d’urbaniste lors de sa très longue carrière à l’Apur qu’il a dirigée jusqu’à son arrivée à Lille fin 2000. Homme de rigueur, derrière une convivialité apparente, il a déjoué tous les obstacles qui s’opposaient à l’adoption, en décembre 2002, du schéma directeur de l’arrondissement de Lille dans des délais record. Depuis, il peut enfin s’investir sur son sujet de prédilection : la qualité urbaine. A travers toutes les missions qui sont confiées à l’agence, c’est l’exigence de qualité pour les projets de la Haute-Borne, de l’Union, de qualité des espaces publics qu’il s’emploie à faire prendre en compte par les acteurs locaux, publics et privés. Il a ainsi largement contribué à l’arrivée sur les projets lillois d’architectes urbanistes de renom tels que Fortier, Corajoud et Gangnet. Lille le fascine parce qu’« il y a encore beaucoup à faire et que c’est bien plus compliqué que Paris ».

Jean-Claude Kindt, président de la SLIH (Société lilloise d’investissements hôteliers)

LE LILLOIS QUI Y CROIT

L’hôtel de la Treille dans le Vieux-Lille, l’hôtel Alliance dans l’ancien couvent des Mînimes, le Bellevue sur la Grand’ Place, le grand Hôtel de Roubaix, l’Art déco sur le Grand Boulevard, le Crowne Plazza à Euralille, enfin l’Hermitage Gantois dans l’ancien hospice Gantois… Jean-Claude Kindt a, à son actif, la plupart des réalisations hôtelières de prestige de l’agglomération. Ce Lillois a compris la métamorphose de la ville avant beaucoup d’autres. Avec son associé, Hubert Verspieren, il a parié avec succès sur le développement touristique de Lille, et sur la mise en valeur du patrimoine local.

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