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Politique de la ville

Mots clés : Collectivités locales - Politique de la ville

>Une vraie politique de la ville mérite que l’on prenne toute la ville dans une approche transversale. Les politiques sectorielles sont vouées bien souvent à l’échec car ne traitant que d’un point particulier, elles omettent d’examiner la conséquence de l’action sur l’ensemble du « corps » de la ville. En fait la ville est un organisme vivant, à l’équilibre toujours remis en cause. Piquons-le dans un coin, c’est l’ensemble qui va trembler.

Quelques exemples simples :

– la modification de quelques axes de circulation a de manière quasi certaine des conséquences sur plusieurs quartiers ;

– les rénovations de centres-villes paupérisés ont certes redonné du cachet au centre mais ont souvent de fait transféré le problème des mal-logés à la périphérie (sur des communes différentes souvent aussi).

Ces politiques sectorielles, d’un coût élevé car menées dans l’urgence, ne sont malheureusement bien souvent que des transferts de problèmes dans un réflexe bien français « il y avait quelque chose à faire » qu’il s’agisse d’une loi ou d’un plan.

Des interventions homéopathiques, sur la durée, ne sont-elles pas le plus souvent à préférer aux dynamitages et aux grands travaux ?

Mais je m’interroge, est-ce bien à l’Etat de mener une « politique de la ville » ? N’est-il pas présomptueux de vouloir régler de Paris des problèmes qui doivent être plutôt locaux, ou alors c’est qu’il y a d’autres causes et que l’on ne s’intéresse qu’aux effets ? N’est-on pas, par cette politique, en train de déresponsabiliser les élus locaux ?

Il me semble qu’il y a consensus d’idée, mais aussi réglementaire dorénavant, pour faire de l’élu local le garant de la politique urbaine, qui ne se limite pas qu’aux inaugurations et qu’il lui revient donc de mener la politique de sa ville.

Il faut, bien évidemment, entendre par ville l’agglomération en s’affranchissant des limites communales et là subsiste encore trop souvent l’obstacle de la multiplicité obsolète des acteurs administratifs. Voilà d’ailleurs peut-être un vrai problème, puisqu’on l’évoque depuis les années 1970 (rapport Guichard), qui devrait faire l’objet d’une réforme rapide.

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