Technique et Construction durable

Pierre et béton jouent dans la même cour

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Béton - Logement social - Produits et matériaux

A Paris, les 17 logements sociaux conçus par Barrault Pressacco osent le classicisme de la pierre calcaire massive.

Le long de la rue Oberkampf (Paris XIe ), une opération de 17 logements sociaux a pris place dans un paysage urbain marqué par la diversité de son bâti. L’alternance d’anciennes maisons de bourg et d’immeubles faubouriens et haussmanniens témoigne de l’histoire de la capitale, et de ses limites plusieurs fois repoussées vers la périphérie.

Mais, cette fois, à l’heure du Grand Paris, les architectes ont fait le choix, non pas d’une nouvelle typologie contemporaine, mais d’un mélange de deux typologies historiques. Se révèle ainsi un édifice mi-haussmannien (distinction nette entre rez-de-chaussée commercial, étages courants et attique), mi-faubourien (façade lisse sans ornementation).

Intégration dans le quartier. Tandis que le béton brut du rez-de-chaussée s’accorde avec la voirie, la pierre, avec laquelle Paris fut construite, règne inconditionnellement aux niveaux supérieurs. Celle-ci donne à cette opération de logements sociaux une certaine noblesse, qui garantit son intégration dans le quartier. « Les constructeurs de cathédrales et les architectes comme Philibert Delorme à la Renaissance, François Mansart au XVIIe , Fernand Pouillon dans l’après-guerre et, plus récemment, Gilles Perraudin, ont utilisé la pierre dans un esprit avant-gardiste qui peut paraître paradoxal pour un matériau ancestral », expliquent les architectes de l’agence Barrault Pressacco.

En réalité, dans le contexte actuel, le caractère...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5962 du 09/02/2018
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