[TO] Règles techniques

Perpignan Une salle de rock en centre-ville

Mots clés : Manifestations culturelles - Politique du logement - Produits et matériaux

-La municipalité a inséré un « espace musique jeunes » dans un ancien cinéma mitoyen de commerces et de logements. -Les murs d’origine en galets et briques ne sont plus porteurs mais constituent la première enveloppe d’isolation phonique.

Baptisé le Médiator, cet équipement et son emplacement constituent un choix politique qui a engendré un ensemble de contraintes : le Médiator devait s’insérer dans le tissu urbain du coeur de ville, à la place de l’ancien cinéma «Saint-Georges», construit avant guerre, mitoyen de commerces et de logements. L’impératif principal était que le volume du son des concerts ne gêne pas le voisinage. L’opération est conduite en deux tranches, une salle de rock de 13 millions de francs, qui vient d’ouvrir, et des studios de répétition (6,5 millions) dont la réalisation est en vue.

«La salle est une boite dans une boite»

Les quatre murs du bâtiment, constitués de briques et de galets, n’ont pas été utilisés comme porteurs mais comme un des constituants de la barrière phonique. « La salle est une boîte dans une boîte », résume l’architecte Michel Salsas, choisi pour assurer une mission complète (études, suivi des travaux, pilotage et coordination).

La nouvelle toiture, d’un poids de 125 kg/m2, ne repose pas sur la structure extérieure, afin d’éviter une poussée trop forte et la transmission du son. La nef centrale s’appuie sur six poteaux métalliques remplis de béton. De 13,62 m de haut, 560 mm de diamètre et 10 mm d’épaisseur, ils supportent chacun une charge de 32 t. Ces poteaux ont été placés en fonction des issues de secours, de la position des équipements thermiques et de l’accès à la scène.

Au sol, sur la moitié de la dalle existante a été superposée une dalle flottante en béton armé de treillis soudé, de 7 cm d’épaisseur. Elle repose sur 30 mm de laine de roche. La seconde moitié de la dalle a été reprise pour obtenir une pente de gradinage correcte, nécessaire à la bonne visibilité, et des paliers destinés éventuellement à recevoir des sièges. Cet ensemble parterre/gradins est flottant. Le désolidariser du reste de la structure a permis de vaincre les phénomènes vibratoires.

L’isolation phonique, du côté mitoyen, s’est faite à partir des murs existants d’une épaisseur de 500 mm, par association d’un vide d’air de 200 mm, de 78 mm de laine de verre et de trois plaques de plâtre de 13 mm. L’acousticien Luc Escande a choisi des raidisseurs verticaux Lafarge pour maintenir l’ensemble. Enfin, côté rue, la succession de portes acoustiques, métalliques – 47 dB(A) – à l’extérieur, en bois – 45 dB(A) – à l’intérieur, permet de tomber à 35 dB(A) en sortie.

FICHE TECHNIQUE

Architecte : Michel Salsas (Perpignan).

Gros oeuvre : Durand et Fils (Perpignan).

Acoustique : BET Pialot-Escande (Montpellier).

Electricité : Cegelec (Perpignan).

Charpente métallique : Richier (Elne). Plaquiste : Monros (Perpignan).

PHOTO: Au sol, une dalle flottante en béton armé reposant sur 30 mm de laine de roche permet une isolation efficace.

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