[TO] Urbanisme et aménagement

Périurbain Un lotissement intégré au bocage vendéen

Mots clés : Architecte - Architecture

L’opération du Val de la Pellinière comprend 170 logements à construire, au contact de la ville des Herbiers (14 000 habitants) et du bocage vendéen. « C’est un lotissement communal qui se veut à la fois engagé et expérimental. Nous avions des objectifs en matière de mixité sociale et nous avons établi un cahier des charges rigoureux en matière d’aménagement », explique Pierrick Beillevaire, architecte urbaniste de l’agence In Situ A & E (Nantes).

Il faut dire que la demande politique formulée par le maire Marcel Albert était précise : « donner priorité à la qualité environnementale et permettre l’accueil de formes d’habitat divers et d’architecture contemporaine, dans un nouveau quartier urbain peu consommateur d’espace. »

Des espaces publics soignés. Les concepteurs ont d’abord repéré les éléments forts du site, étendu sur 12 hectares : un secteur bocager, à la topographie variée (pentes et fond de combe), traversé par un cours d’eau. L’équipe de maîtrise d’œuvre a imaginé des formes d’assemblage variées de logements et donné un rôle fort aux espaces publics, « pour encourager une culture de la ville partagée », selon Pierrick Beillevaire. L’opération compte une soixantaine de lots libres, des maisons groupées avec jardin, des logements intermédiaires, et des logements sociaux collectifs. « Les cheminements et les espaces publics, chemins piétons et squares qui opèrent des transitions vers les parcelles privées, favorisent la qualité des relations de voisinage », ajoute Jérôme Collier, géographe urbaniste.

Le mode de gestion du stationnement varie aussi selon les secteurs, entre le regroupement des garages (au modèle défini, en bois) ou au contraire leur éloignement. La paysagiste Sandrine Chiron a prolongé la trame bocagère d’origine par des clôtures végétalisées sur chaque terrain. Le lotissement comportera à terme 30 % d’espaces verts publics.

La Ville et l’aménageur, la SEM Oryon, ont animé quatre réunions de concertation, en présence des concepteurs, pour expliquer les exigences municipales, notamment la préréservation : un terrain n’est vendu que lorsque le permis de construire a été validé par l’architecte, selon des critères d’accessibilité handicapés, de mode constructif et d’économie d’eau et d’énergie.

Chaque parcelle possède des contraintes globales et des contraintes spécifiques exprimées dans un cahier des charges pour chaque lot. « La ville est un espace de diversité, fait de déséquilibres et de non-équité, mais où la qualité des usages doit être un vecteur commun », souligne Pierrick Beillevaire.

Livrée en juillet 2007, la première tranche compte une centaine de logements, dont quarante-cinq studios en résidence sociale. Sur les trente lots libres, vingt-trois terrains sont aujourd’hui vendus, d’une taille moyenne de 500 m2 (250 à 1 600 m2), pour des budgets de construction oscillant entre 110 000 et 300 000 euros.

La deuxième tranche, qui débute en janvier, représente trente-trois lots libres, treize logements sociaux et trois opérations de logements groupés. L’opération a reçu en décembre dernier le prix de l’Art urbain, pour ce lotissement jugé exemplaire en matière d’architecture contemporaine et de développement durable.

Maîtrise d’ouvrage : Ville des Herbiers (Vendée) et SEM Oryon.

Conducteur d’opération : Atlantique de projet.

Maîtrise d’œuvre : agence In Situ A & E (Nantes), architecte urbaniste ; agence Zéphyr, paysagiste (Nantes) : Sandrine Chiron ; cabinet Christophe Susset (La Roche-sur-Yon), VRD.

Programme : 170 logements.

Calendrier : première tranche (100 logements), 2005-2007.

Budget : 4,6 millions d’euros.

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