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Paris Rive gauche, deuxième mouture

« le moniteur » n°4832 du 5 juillet 1996

Dans son numéro du 5 juillet 1996, « Le Moniteur » précise les modifications apportées au plan d’aménagement de zone (PAZ) du projet Paris Rive gauche (photo), en vue de son passage au conseil de Paris quelques semaines plus tard. Du point de vue financier, les dépenses totales ont été ramenées de 3,8 milliards d’euros à 2,7 milliards, « renforçant ainsi l’attractivité du site ». Mais globalement, « les grandes orientations de l’opération Paris Rive gauche sont confirmées. Les trois quartiers, Tolbiac, Masséna-Grands Moulins de Paris et Austerlitz-Salpétrière, s’inscrivent dans la continuité du tissu parisien, mêlant logements, activités, équipements publics, composés d’immeubles de hauteurs modérées », comme l’indiquait Nathalie Moutarde du « Moniteur ». Selon Thérèse Cornil, directrice générale de la société d’économie mixte d’aménagement de Paris (Semapa), l’un des objectifs de l’opération est d’effectuer un « rééquilibrage à l’est » de la capitale, pour « remédier à la perte d’emploi que l’on constate à Paris, par suite du départ d’un très grand nombre de sociétés, le plus généralement pour les communes de l’ouest de l’agglomération ».

Le conseil de Paris adopte ce plan d’aménagement le 22 juillet 1996, malgré quelques réticences d’élus de l’opposition, qui estiment que les modifications apportées au PAZ ne sont pas suffisantes. Autre point d’inquiétude, le report de certaines dépenses d’infrastructures de la Semapa vers la ville. Bertrand Delanoë, président du groupe socialiste, le regrette : « Une fois encore, c’est le contribuable parisien qui va être sollicité. » Ce à quoi Jean Tibéri, maire de la capitale, répond que « l’effort sera tout à fait supportable ».

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Les chiffres

Superficie : 130 ha dont 72 ha de foncier à acquérir et 42 ha de constructible. Durée de réalisation : vingt ans. Répartition de la surface : 900 000 m² de bureaux, 520 000 m² de logements, 17 500 m² d’activités portuaires, 130 000 m² de locaux universitaires, 220 000 m² de locaux d’activités diverses.

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Et aussi dans le numéro du 5 juillet 1996

Selon une étude de l’Insee, en mars 1996, « les études longues protègent moins que jadis contre le risque du chômage », alors que le nombre d’inactifs a crû de 163 000 entre mars 1995 et mars 1996. Par ailleurs, d’après une enquête de l’association Jeunesse et entreprise, seulement 43 % des élèves de première et terminale connaissent les formations en alternance. – C’est le 18 octobre 1996 à 23 heures que les numéros de téléphone, en France, passent à dix chiffres.

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