Régions

Paris L’Opac maintient son effort de construction

Mots clés : Collectivités locales - Logement social - Politique du logement

-Entre 900 et 1 000 logements devraient être mis en chantier sur la période 1998-2000. -Ces nouveaux programmes s’inscrivent dans les récentes orientations de la politique d’urbanisme du maire de Paris.

En 1997, l’Opac (Office public d’aménagement et de construction) de Paris a livré 1 400 logements. « C’est le plus gros effort depuis dix ans », commente Yves Laffoucrière, son directeur général. Depuis 1993, l’office a réalisé 3 600 logements et il prévoit d’en mettre en chantier entre 900 et 1 000 par an sur la période 1998-2000.

Ces opérations sont marquées par une diminution de leur taille, liée à une raréfaction de l’offre de grandes parcelles : en 1996, la moyenne s’élevait à 38 logements par site, soit – 40 % par rapport à 1995. En 1997, elle diminue encore avec 26 logements seulement. Elle s’inscrivent aussi dans les orientations récentes de la politique « d’urbanisme à visage humain » voulue par le maire de Paris, Jean Tibéri, également président de l’Opac. « En matière de construction neuve, je suis particulièrement attentif à ce que l’urbanisme dans notre capitale soit respectueux de l’environnement existant afin d’éviter les ruptures trop brutales », explique-t-il. La mission de coordination et d’information sur l’aménagement du Bas-Belleville, confiée à l’Opac en avril 1997, après l’abandon de la ZAC « Ramponneau-Belleville », illustre bien cette démarche. Un centre d’information a été ouvert, « la Maison de Belleville » qui présente une exposition sur l’histoire du quartier et les projets d’aménagement. Jean-Pierre Feugas a été désigné comme architecte coordonnateur.

Transformer les bureaux en logements

Par ailleurs, l’Opac envisage de développer son activité de transformation de bureaux en logements, d’autant plus que Jean Tibéri « y croit beaucoup même si les aides de l’Etat ne sont pas ce que qu’il souhaiterait ». Une opération est en cours, 230, rue de Crimée, dans le 19e arrondissement (20 PLA livrés en 1998, architecte : cabinet Daufresne-Le Garrec). « Nous voudrions poursuivre ce genre d’opérations dans des arrondissements plus centraux de la capitale mais ce ne sera pas forcément facile, constate Yves Laffoucrière. Nous avions répondu à un appel d’offres pour deux immeubles en bas de la rue Lafayette mais des investisseurs privés ont proposé des charges foncières plus élevées que nous ». L’office a aussi acheté quatre immeubles de bureaux (19 500 m2 au total), qu’il a démolis pour reconstruire 242 logements (1).

Parallèlement à son activité de construction et de réhabilitation, l’Opac de Paris a achevé la déconcentration des services centraux vers ses 13 antennes. Elle s’est accompagnée de la création de 24 postes de conseillers sociaux chargés d’examiner les difficultés des locataires, rechercher des solutions et les orienter vers les organismes compétents. La mise en place de cette politique a permis une baisse sensible du nombre de dossiers contentieux concernant les cas d’impayés de loyers (-27 % entre janvier 1996 et septembre 1997). Pendant cette même période, le montant cumulé des impayés de loyers a baissé de 7 %.

Une quatorzième antenne sera créée en janvier 1999 dans le secteur nord-est de la capitale pour répondre à l’augmentation du patrimoine (1 600 logements livrés entre 1993 et 1997) et aux difficultés grandissantes de certains groupes d’immeubles.

(1) Ces opérations figurent au bilan des transformations de bureaux en logements dressé par la mairie de Paris au 1er novembre 1997.

Opac de Paris : les principaux chiffres

chiffre d’affaires 1997 : 2,143 milliards de francs (2,061 milliards en 1996)

budget Palulos : 320 millions (217 millions en 1996)

livraison Palulos : 1 635 logements (1 453 en 1996)

mise en chantier Palulos : 1 750 logements (2 300 en 1996)

budget grosses réparations : 200 millions (213 millions en 1996)

budget construction : 837 millions (773 millions en 1996)

mise en chantier constructions neuves : 750 logements (1 024 en 1996)

livraison constructions neuves : 1 400 logements (944 en 1996)

taux de rotation : 7 % (6,2 % en 1996/4,2 % en 1995)

PHOTO :

Projet de la rue Didot-rue des Thermopyles. L’étude urbaine et la coordination architecturale ont été confiées à Yves Lion.

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