Architecture et urbanisme

Parcours à travers les nouvelles salles Antiquités égyptiennes

Mots clés : Architecte - Architecture

Avec une surface augmentée de 1 800 m2, le département égyptien peut aujourd’hui accueillir, dans un cadre plus aéré, un millier d’oeuvres supplémentaires sorties des réserves. Dans ce musée, créé par Jean-François Champollion en 1826 et remanié plusieurs fois, les architectes se donnent des consignes simples : s’inscrire dans la continuité des aménagements initiés par Ieoh-Ming Pei, adopter une attitude humble, donner une identité forte au département égyptien, malgré les nombreux décors existants (salles voûtées en stuc, salles monumentales en pierre sculptées ou salles avec boiseries du musée des souverains). Entre l’architecture imposante et prestigieuse du palais et les oeuvres exposées, les architectes définissent un vocabulaire commun à l’ensemble du département.

La scénographie se distingue par un parcours continu depuis le rez-de-chaussée jusqu’à l’étage. Celui-ci commence dans les salles thématiques (agriculture, habitat, technique, religion, etc.) du niveau bas, qui imprègnent le visiteur de la civilisation égyptienne, et se poursuit au premier étage dans les salles chronologiques, présentant 4 000 ans d’histoire de l’art. Les oeuvres sont hiérarchisées selon des principes d’axialité, d’orthogonalité et de rythme. A l’étage, deux parcours permettent de satisfaire les différents publics. Les oeuvres majeures sont placées dans la perspective de l’enfilade ; elles annoncent le thème de la salle.

Parallèlement s’organise un parcours en marge de l’espace central, sorte de greniers de la connaissance où s’accumulent les objets et les explications complémentaires. Cette distribution permet d’absorber les déplacements des nombreux groupes qui font de ce département un des plus visités. Pour plus de lisibilité, les oeuvres des salles de sélection sont contenues dans l’épaisseur des murs existants ou des murs-cimaises dessinés par les architectes, ou encore protégées par des vitrines défilées qui contrastent avec la vitrine événementielle des oeuvres majeures (le scribe accroupi, la stèle du roi-serpent). Enfin, pour une scénographie « vivante », de véritables petites mises en scène sont créées, retraçant la maison et son mobilier, les haies de sarcophages, les momies d’animaux, ou le papyrus du livre des morts, déroulé sur 24 m de long, dans une salle toute en longueur, anciennement une réserve.

PLAN

1. Antiquités égyptiennes

2. Céramiques et terres cuites grecques et romaines

3. Salle des Sept mètres

4. Peintures italiennes

5. Dessins italiens

6. Egypte romaine

7. Egypte copte

8. Grèce préclassique

9. Antiquités orientales

10. Jardins

FICHE TECHNIQUE

Maîtrise d’oeuvre : Dominique Brard, Olivier Le Bras, Marc Quelen, architectes-muséographes (Atelier de l’Ile) ; Marcel Davidse, assistant ; Hélène Diébold et Véronique Dollfus (Ouidire), designers. Gérard Foucault, éclairagiste (Cosil) ; Sincoba, BET et économiste ; Batelec, électricité ; Ingeni, génie climatique.

Surface : 4 500 m2 de salles d’exposition, 6 000 m2 au total (circulations et locaux techniques).

Montant des travaux : 43 millions de francs HT.

(Voir aussi les fiches détaillées de chaque opération, p. 26.)

PHOTOS:

LE CHOIX DES MATERIAUX pour l’assise des vitrines prolonge la ligne en métal et béton, introduite par Ieoh Ming Pei. Au-dessus, le volume en verre, sans structure ni montant métallique, s’efface devant l’oeuvre qu’il protège.

EN MARGE DU PARCOURS PRINCIPAL se trouvent les greniers de la connaissance où s’accumulent les objets.

DES MISES EN SCENES PLUS EVENEMENTIELLES ponctuent ce parcours : ci-contre, reconstitution d’une maison avec son mobilier d’origine.

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