Régions

Pantin Peinteco en façade des hôtels parisiens

Mots clés : Gestion immobilière - Manifestations culturelles - Rénovation d'ouvrage

Présente au dernier Salon du patrimoine culturel au Carrousel du Louvre (6 à 9 novembre), Peinteco, PME spécialisée dans les travaux d’immeubles haussmanniens, a présenté sept chantiers de façades d’hôtels parisiens (XVIIe au XIXe siècle). « Notre présence vise à montrer notre spécialisation et à nouer des contacts, notamment avec les architectes du patrimoine. Bref, il s’agit d’améliorer notre visibilité », explique Philippe Boulay, directeur général de Peinteco, lui-même tailleur de pierre.

Car Peinteco entend défendre sa spécificité : s’affirmer comme des maçons du ravalement de pierre de taille, sans insister sur le ravalement peinture tout en ciblant le patrimoine parisien. « Nous travaillons toujours avec un maître d’œuvre – souvent l’architecte de la copropriété. Mais nous restons sur le créneau du ravalement sans aller sur celui de la restauration qui demande d’autres moyens », souligne Philippe Boulay.

Recentrage de l’activité

Cette spécialisation est entrée dans les faits en 1993, après que Peinteco, implantée à Pantin, fondée à Paris en 1956, eut recentré ses activités sur son département de maçonnerie en abandonnant les deux autres : peinture (où la concurrence est féroce) et menuiserie. Chemin faisant, le personnel est tombé de 120 salariés dans les années 1970 à aujourd’hui trente compagnons qualifiés (maçons et tailleurs de pierre).

Dernières réalisations : ravalement des façades d’un immeuble du XVIIIe siècle, rue des Boulangers (Xe), d’un immeuble en pierre de taille Art déco rue Frédéric-Le-Play (VIIe), d’une maison remarquable des années 1930, de Pol Abraham (école de Le Corbusier), à Louveciennes (Yvelines). Spécialisation supplémentaire de Peinteco : les façades d’hôtels, chantiers qui exigent beaucoup de souplesse.

Propriété de la holding Somapeint, Peinteco réalise un chiffre d’affaires de six millions d’euros. « Nous souhaitons maintenir ce volume d’activité – 90 % à Paris – en forte hausse (4 millions en 2006) et rééquilibrer notre activité : 50 % pour les copropriétés et 50 % pour les hôtels. Actuellement, nous sommes à 70 % et à 30 % », précise Philippe Boulay. Réactive, Peinteco constate que s’agissant des copropriétés, les prix sont tirés vers les bas avec des retards de paiement. Les mises aux normes (obligatoires) des ascenseurs assèchent les trésoreries des copropriétés.

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