Régions

Paca/Corse La production HLM progresse, les besoins aussi

Mots clés : Logement social

Quel avenir pour le parc social méridional au moment où le marché immobilier freine brutalement après plusieurs années de surchauffe ? En marge du congrès de l’Union sociale pour l’habitat, qui s’est tenu fin septembre à Cannes, l’association régionale des organismes HLM de Paca et Corse (AROHLM-Pacac) a dressé un tableau détaillé de la situation du logement social dans les huit départements constituant son champ d’action. L’offre locative sociale y est relativement faible, puisqu’avec 260 000 logements en Paca (12 000 en Corse), elle ne représente que 12,6 % des résidences principales (9,8 % en Corse). En outre, le parc HLM est inégalement réparti sur le territoire régional. Le déficit d’habitat social est d’autant plus sensible dans ces départements que les situations de pauvreté y sont plus fréquentes qu’ailleurs, alors que le marché immobilier se maintient, malgré la crise, à un niveau de prix élevé.

Convaincus de la nécessité de développer leur production pour répondre aux besoins des ménages modestes, les opérateurs sociaux se heurtent à deux écueils : la rareté (donc, la cherté) du foncier disponible et la flambée des coûts de construction.

Malgré ce conteste difficile, l’AROHLM-Pacac souligne que la mobilisation des professionnels du logement social a permis d’augmenter régulièrement la production ces dernières années. Pour la région Paca, le nombre de logements financés est passé de 4 600 à 8 000 entre 2004 et 2007 (de 200 à 450 en Corse). Une amélioration que l’association présidée par Bernard Oliver explique en partie par la diversification des produits (PLA-I, PLS, PLUS) mis en chantier, par les partenariats noués entre le monde HLM et la promotion privée (notamment les opérations en Vefa) et par les programmes de renouvellement urbain coordonnés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru).

« La situation reste néanmoins préoccupante, estime Philippe Olivero, directeur de l’AROHLM-Pacac, car la conjoncture nuit à la mobilité dans le parc locatif. Il est indispensable de relancer l’accession sociale à la propriété en définissant avec les collectivités locales des prix réglementés. »

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