Enjeux Frais de chauffage

Orvitis individualise… et fidélise

Mots clés : Chauffage - froid

Bailleur social à Dijon, Orvitis tourne en argument de fidélisation le décret du 30 mai 2016 qui impose d’ici au 31 décembre prochain l’individualisation des frais de chauffage dans l’habitat collectif dès lors que les consommations énergétiques sont comprises entre 120 et 150 kWh/m².an. « La promesse d’économiser sur les charges retient le locataire », estime François Bérion, son directeur général. Sur 11 000 logements collectifs situés dans les agglomérations de Dijon et de Beaune, 5 315 sont concernés.

Parce que les installations de chauffage en place ne permettaient pas de poser un compteur d’énergie thermique par logement, le choix d’Orvitis a porté sur le répartiteur. La pose a démarré en 2015 et doit s’achever à la fin de l’année. Ce petit appareil est fixé sur le radiateur de chaque pièce afin que ses deux sondes électroniques enregistrent, l’une la chaleur émise à la surface du radiateur, l’autre la température ambiante de la pièce. La différence entre les deux permet de calculer la consommation d’énergie.

Lire sa consommation à tout moment. « Un livret d’utilisation est remis au locataire ainsi que des préconisations de température pièce par pièce », précise François Bérion. L’occupant peut lire sa consommation à tout moment sur un boîtier, à la porte de son logement, qui conserve les données des douze mois précédents. « Il peut ensuite agir sur la température, de chaque pièce », précise Frédéric Berne, responsable de la région Est de Techem, société qui fournit les répartiteurs.

Le bailleur effectue le relevé à distance à la date anniversaire de l’installation : il conserve le principe d’une provision mensuelle de charges et d’une régularisation annuelle de la consommation réelle. Quelque 70 % des frais de combustibles sont ventilés en fonction des relevés des compteurs, 30 % au prorata de la surface du logement et de sa situation par rapport à l’ensoleillement. L’office profite de l’installation des répartiteurs pour remplacer les radiateurs les plus vétustes et doter tous les autres (4 000 unités) de robinets thermostatiques. La dépense s’élève à 2 millions d’euros.

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