Régions Angoulême

Opération contre les logements vacants

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

La Ville d’Angoulême (Charente) et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ont signé en décembre une opération programmée d’amélioration de l’habitat de renouvellement urbain (OPAH-RU) pour la période 2017-2021. Les municipalités successives ont peiné à contrer le phénomène de vacance et d’insalubrité qui touche la ville. Les prix de vente dans l’ancien, appartements ou maisons, étant moins élevés à Angoulême qu’à Poitiers ou Niort, et environ trois fois inférieurs à ceux de Bordeaux, les jeunes ménages privilégient l’accession. Délaissant ainsi une partie du parc locatif, qui reste inoccupé. Selon un rapport de l’Insee, en 2013, 12,4 % du parc des logements était vacant. « Parmi les 13 villes de plus de 10 000 habitants en Poitou-Charentes, Angoulême se situe […] en première position en valeur absolue », pointe également le rapport.

Enveloppe de 7 millions d’euros. Cette OPAH-RU qui intègre un volet « copropriétés dégradées » se concentre sur le centre-ville et les faubourgs fragilisés, comme le quartier de la gare ou le Grand Font, un périmètre de 15 000 habitants, 8 100 résidences principales et 2 200 logements vacants. La Ville et l’Anah envisagent la réhabilitation de 250 logements privés (75 occupés et 175 locatifs). L’enveloppe allouée se monte à 7 millions d’euros. L’Anah apportera 3,8 millions, la Ville 1,3 million, comme l’agglomération. Enfin, le conseil départemental de la Charente s’engage sur 387 000 euros. Une première OPAH-RU entre 2007 et 2011, suivie d’un programme d’intérêt général en 2012, avait généré 20 millions d’euros de travaux.

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