Enjeux Entretien avec Philippe Yvin , président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP).

« On ne peut pas parler de dérive des coûts »

Mots clés : Gouvernement - Politique des transports

Le gouvernement rendra prochainement son arbitrage sur le Grand Paris Express, dont le budget n’a pas dérapé, selon le président de la SGP.

Que pensez-vous du réexamen du projet du Grand Paris Express par le gouvernement ?

Il est normal qu’un nouveau gouvernement examine un projet d’une telle ampleur, surtout s’il s’est fixé un objectif de maîtrise des dépenses publiques sur le quinquennat.

Le Grand Paris Express (GPE) n’est pas financé sur crédits budgétaires mais son financement sera principalement assuré par l’emprunt, en complément des ressources propres de la Société du Grand Paris, qui sont de l’ordre de 530 millions d’euros par an. Ces emprunts vont peser sur le niveau de la dépense publique et sur le niveau de la dette de la France, pris en compte dans le calcul du déficit français. Selon le rythme de réalisation du GPE, nous dépenserons plus ou moins au cours des cinq prochaines années, avec un impact plus ou moins fort sur la trajectoire des dépenses publiques.

Quel est le coût du Grand Paris Express ?

Il atteint aujourd’hui 28 milliards d’euros. Ce chiffre, que nous avons communiqué au gouvernement début juillet, s’appuie sur les études d’avant-projet (AVP) des sept lignes du réseau. Il s’agit de l’estimation du coût technique ou, encore, de l’estimation à terminaison. Les décisions initiales d’investissement...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5942 du 29/09/2017
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