Enjeux

OBM Construction prépare son extension

Mots clés : Bois - Entreprise du BTP - Établissements de soins - Gestion et opérations immobilières - Rénovation d'ouvrage

Le bâtisseur d’écoles et de CHU en bois entame sa mutation vers l’immobilier privé.

Il ne pouvait pas rêver de meilleure implantation pour sa première opération en Vefa. Le long d’un charmant parc boisé, OBM Construction commencera en septembre la construction à Orléans d’un immeuble de 56 logements privés (3 360 m2 de surface de plancher). Livré à la fin 2018, le bâtiment à ossature bois et planchers en bois lamellé-collé (CLT) sera sa première réalisation en tant que promoteur. Car c’est officiel, la PME orléanaise vise aussi l’immobilier privé (logement et tertiaire). Jusqu’à présent, l’entreprise générale travaillait surtout avec la commande publique, pour les bâtiments de santé et d’enseignement.

Passer de 58 à 100 M€ de CA en quatre ans. Fort d’un chiffre d’affaires de 58 millions d’euros en 2016, le groupe familial vise pas moins de 100 millions en 2020. Un cap ambitieux, à l’image d’Olivier Messéant, le directeur général. Cet ancien directeur commercial de Spie Batignolles Construction a transformé l’organisation et l’activité du groupe depuis son arrivée, en 2014. Regroupement des sites de production et du management à Orléans. Recrutement de commerciaux dans le nord et le nord-est. Part de la construction bois traditionnelle (ossature et CLT) passée de 25 % à 50 %. Et plusieurs réalisations importantes sont sorties de terre, comme le collège de Pontchâteau (Loire-Atlantique) – un établissement de 7 311 m2 entièrement démontable et remon-table – et le nouveau bâtiment de la Dreal Centre (R + 2, 1 800 m2 ), dont la structure fut montée en un seul mois.

Renforcer ses bureaux d’études. OBM Construction (160 collaborateurs) veut continuer à grandir à un rythme soutenu. Parmi ses priorités, outre la promotion immobilière, figure le secteur de la réhabilitation-réaménagement, un secteur qui ne représente que 5 % de son activité aujourd’hui. Pour se développer, la PME compte acquérir plusieurs entreprises générales spécialisées en charpente ces prochains mois. En parallèle, OBM Construction veut également renforcer l’expertise de ses deux bureaux d’études (conception et exécution) basés à Rochefort-du-Gard (Gard) et à Ormes (Loiret). Là encore, le rachat d’une société d’ingénierie en bois-métal fait partie de son plan.

160 salariés. 58 M€ : CA 2016. 80 % de maîtrise d’ouvrage publique en 2016.

L’entreprise, détenue à 90 % par la famille Lheure, aborde ce nouveau virage stratégique avec un appétit d’ogre. A la fin juin 2017, le groupe affichait un carnet de commandes d’un montant de 30 millions d’euros pour l’année 2018. Un volume qu’il atteint généralement en fin d’année. La reprise de la construction lui donne des raisons d’espérer. Le contexte réglementaire aussi. « La part de la construction bois va croître de manière bien plus forte que celle des autres matériaux », estime Olivier Messéant, qui invoque la future réglementation environnementale et le label E+C-. Reste à savoir s’il parviendra à se détacher de son image de bâtisseur d’écoles et à tirer son épingle du jeu face aux autres acteurs de la filière bois que sont Arbonis (filiale de Vinci), Mathis et Ossabois. Le dirigeant insiste sur les nombreux atouts intrinsèques de l’entreprise : un savoir-faire en matière de conception-réalisation vieux de quarante ans et une relation de proximité entretenue avec ses clients. Une histoire qui doit servir l’avenir.

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