Régions Calvados

Nouveaux schémas directeurs pour lieux de mémoire

Environ un million de visiteurs s’y pressent chaque année.

La pointe du Hoc, qui fut si meurtrière pour le 2e bataillon de rangers le 6 juin 1944, et le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, face à Omaha Beach, sont deux lieux majeurs de mémoire américains en Normandie. Face à ce flux en croissance régulière, les deux sites connaissent des problèmes d’aménagement. L’American Battle Monuments Commission (ABMC), qui les gère, souhaite établir pour chacun un nouveau schéma directeur. « Les enjeux ne sont pas identiques pour les deux sites, souligne Stéphane Kirkland, en charge du projet chez Arcadis, société d’ingénierie missionnée sur cette opération.

Des flux réorganisés. « Si tous deux rencontrent des difficultés pour organiser des flux, la pointe du Hoc n’est pas encore aménagée comme un lieu de mémoire et de transmission, au contraire du cimetière », constate-t-il. Sur ce site, les éléments d’intérêt que sont le green et ses alignements de croix, le mémorial, le jardin des Disparus et le bâtiment visiteurs, inauguré en 2007, répondent bien à leurs missions. Mais ce sont les circulations qui posent problème. « Les visiteurs perdent du temps à cause de l’aménagement paysager qui les oriente mal », déplore Stéphane Kirkland. Les nouvelles consignes de sécurité ont également perturbé la dépose pour les autocars.

Propriété du Conservatoire du littoral, la pointe du Hoc s’est dotée en 2008 d’un bâtiment visiteurs, aujourd’hui trop petit. Les conditions de sécurité (fers à béton apparents), d’accessibilité aux personnes handicapées, mais aussi de solennité (les cratères d’obus servent d’aires de jeux) sont en deçà de ce qu’on est en droit d’attendre. « De plus, sauf à faire longtemps la queue pour regarder la vidéo présentée dans le bâtiment, le visiteur ne comprend pas vraiment ce que signifie ce lieu, explique Stéphane Kirkland. Pour l’ABMC, la qualité de transmission de la mémoire est un point essentiel de ce projet global d’aménagement. » Après des travaux de consolidation de la falaise réalisés en 2010, le schéma directeur devra aussi définir les conditions d’une bonne conservation environnementale de cette si jolie pointe du Hoc entrée malgré elle dans l’Histoire.

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