Régions Saint-Brieuc

Nouveau siège pour le Crédit agricole

Mots clés : Architecte - Architecture - Energie renouvelable

Livré mi-septembre à Ploufragan, près de Saint-Brieuc, le nouveau siège social du Crédit agricole a été conçu par l’agence nantaise AIA. Au cahier des charges du maître d’ouvrage : un bâtiment de 10 000 m² Shon, économe en énergies et environnemental. Egalement ingénieur, l’architecte Pierre Reibel a basé son travail sur un recours maximal à la ventilation naturelle.

Organisé autour d’un vaste atrium coiffé d’une verrière en sheds, le bâtiment est composé de deux équerres, qui viennent fermer l’espace central. « Cet aménagement permet une circulation des personnes en boucle », souligne Pierre Reibel. Pour utiliser l’air au maximum, l’architecte a conçu un bâtiment le plus compact possible l’hiver qui, à l’inverse, puisse développer l’été de nouvelles surfaces d’échanges.

Cent trente mètres de couloirs

Ainsi, en sous-sol, 130 mètres de couloirs dédiés à la circulation de l’air ont-ils été réalisés, afin de produire, selon la saison, son réchauffement ou au contraire son refroidissement. Par ailleurs, l’aération de la verrière – équipée de stores intérieurs pour favoriser le tirage thermique – s’opère par des ouvertures latérales, afin de prévenir les problèmes d’étanchéité. Orienté nord-sud, le bâtiment de verre et de granit est agrémenté d’une coursive extérieure en métal.

Des panneaux suivent la course du soleil

Très travaillées, les façades sont équipées de coursives métalliques, pare-soleil horizontaux, qui servent de structure d’accroche pour de grands panneaux vitrés verticaux. « Sur les façades est et ouest, ces panneaux, qui pèsent chacun 160 kg, suivent la course du soleil grâce à un système de GTC », poursuit Pierre Reibel.
Reste maintenant à restructurer l’ancien siège social du Crédit agricole, situé à proximité immédiate du nouveau bâtiment. D’ailleurs, une allée couverte a été construite pour les relier. « Y seront gardés un espace d’exposition, des salles de réunion et une zone de conférences », résume l’architecte. A noter qu’une tour hexagonale va être conservée. « Trois de ses façades seront équipées de panneaux photovoltaïques, et les deux autres seront couvertes de panneaux sérigraphiés, afin de préserver une homogénéité », conclut Pierre Reibel. Au total, l’opération nécessite 27,5 millions d’euros de travaux.-

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