Régions

Nord-Pas-de-Calais La FFB rassure sur la conjoncture mais pointe des tensions sur la trésorerie

Mots clés : Politique du logement

Bernard Loison, président de la FFB Nord-Pas-de-Calais, et ses deux vice-présidents Olivier Tommasini et Thibault Delepoulle, sont sereins sur l’activité de leurs adhérents mais s’inquiètent de la crise de confiance qui touche le BTP.

Pour la première fois depuis huit ans, les carnets de commandes du bâtiment dans la région affichent une baisse de plus d’un mois, passant de 6,6 mois à la fin avril à 5,5 mois à la fin août. Cependant, après trois ans exceptionnels, les entreprises ne manquent pas de travail. Les mises en chantier de logement ne se réduisent que de 1 % (contre 9,5 % sur la France).

Quant au recul des autorisations de construire de logements (-20 % à fin août), il n’inquiète pas les professionnels du secteur outre mesure : « Nous sommes revenus au niveau de 2004 qui était une année plutôt bonne. De toute façon, le logement neuf ne représente que 28 % de notre activité et l’augmentation de production du logement social va largement équilibrer à court ou moyen terme le recul du privé », estime Thibault Delepoulle. De plus, la réhabilitation des logements et des bâtiments (50 % de l’activité), représente, dit-il, un « boulevard devant nous ».

Crise de confiance

Après avoir créé 7 000 emplois en trois ans, soit 11 % de leurs effectifs (72 673 salariés), les entreprises régionales utilisent l’intérim (-6 % à fin août) pour compenser une conjoncture défaillante. En fait, le solde net d’embauches sera encore positif en 2008 et en 2009.

Le réel point noir, pour les dirigeants de la FFB régionale, est la crise de confiance qui touche le secteur. Ils ont reçu des signaux inquiétants concernant l’assurance-crédit. « Dans la chaîne de confiance entre le fournisseur du bâtiment et son client, les sociétés d’assurance-crédit ne jouent plus leur rôle. Nous observons un mouvement prononcé de réduction des encours pour lesquels nos fournisseurs sont couverts vis-à-vis de nous », souligne Thibault Delepoulle. Cela concerne tous les métiers du bâtiment. Et c’est un vrai souci qui pourrait causer des tensions sur la trésorerie, nerf de la guerre en temps de crise.

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