Réglementation

NFC 15-100 : installations électriques provisoires de chantier

Mots clés : Normalisation - Marquage CE

Les installations électriques provisoires pour le chantier répondent à des réglementations très rigoureuses. En France, elles sont mises en application par décrets publiés au « Journal officiel ». Il convient de distinguer les normes de fabrication, qui s’imposent aux constructeurs de matériel, et les normes d’utilisation, qui s’imposent aux entreprises de BTP.

LE DOMAINE

Le principe de base des installations électriques de chantier consiste à distribuer l’électricité à chaque poste de travail du site, dans les meilleures conditions et en assurant la protection des opérateurs ainsi que celle des matériels raccordés au réseau provisoire.

Type de chantier

Les mêmes réglementations s’appliquent aux chantiers de rénovation et aux travaux neufs. En rénovation, l’installation électrique existante doit être isolée, alors que sur un chantier de construction neuve, il n’existe pas d’installation électrique. La réglementation distingue une liste de « chantiers spéciaux » qui font l’objet d’une norme particulière : la norme NFC 15-100. Ces chantiers spéciaux sont, entre autres :
– les chantiers dans des cuves ;
– les châteaux d’eau ;
– les égouts ;
– les tunnels ;
– les chantiers sur les sites nucléaires ;
– les chantiers en atmosphère explosive.

Source d’alimentation

Le chantier dispose de deux possibilités d’alimentation : le réseau de distribution d’électricité (ERDF pour la France) ou le groupe électrogène. La première solution est toujours préférable car elle est source de moindre pollution. Cependant le groupe électrogène s’impose pour alimenter les chantiers éloignés du réseau ou ceux demandant une garantie de fonctionnement en cas de coupure du réseau électrique.

Cas particuliers des chantiers de désamiantage

Les chantiers de désamiantage sont considérés comme « chantiers spéciaux » et, à ce titre, régis par la norme NFC 15-100. Ce sont les extracteurs d’air, appelés également déprimogènes, indispensables à la ventilation de ces chantiers qui exigent des modifications particulières dans l’architecture du circuit. Tout d’abord rappelons que le raccordement électrique du chantier ne peut en aucun cas se faire sur le circuit du bâtiment existant et doit faire l’objet d’un circuit provisoire parallèle, comme pour tout autre chantier de rénovation. Ensuite, et même en cas d’alimentation par le réseau ERDF, le circuit doit comporter des groupes électrogènes de secours qui seront mis sous tension en cas de coupure générale d’électricité pour garantir une bonne ventilation dans toutes les circonstances. Ensuite, les extracteurs d’air doivent toujours rester sous tension. L’arrivée du courant du secteur passe donc par une grille de répartition qui oriente une partie du courant vers les extracteurs d’air, qui bénéficient ainsi d’un circuit parallèle....

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5612 du 17/06/2011
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