Architecture et urbanisme

Morphologie Cinq « châteaux » pour sculpter la silhouette du nouveau quartier

En juillet 2010, en dévoilant ses propositions d’aménagement pour l’île Seguin, Jean Nouvel avait insisté sur la nécessité de « prévoir les typologies et les morphologies à l’échelle du futur quartier sous peine de courir vers un lieu sans âme, sans complexité et sans mystère ». Son projet repose sur une morphologie très précise, stratifiée par couches : une base bâtie dans laquelle on creuse des espaces publics, des rues, des passages, des esplanades… et sur laquelle on pose des objets complémentaires et des « châteaux ». Ces derniers, au nombre de cinq, de hauteur et de forme variées, se composent de volumes fractionnés à l’image de la tour Horizons conçue par l’architecte sur le Trapèze. « Je veux sculpter la silhouette de l’île », résume ce dernier. La stratification morphologique permet aussi de développer les « espaces parcourables », qui sont autant de lieux de respiration, et de démultiplier les sols. « Alors que l’île fait 11 hectares, nous créons 8 hectares d’espaces parcourables dont 5,5 hectares au sol et 2,5 hectares en terrasses », précise David Fagart. Enfin, le projet conserve la mémoire du site. La base bâtie restitue la forme de bateau pétrifié de l’île du temps de l’usine Renault et la grande verrière du jardin rappelle l’ancienne salle des machines.

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ENCADRE

Principes généraux urbains et architecturaux du projet

Le socle existant Héritage de l’ancienne usine Renault, il définit le niveau de référence de l’île, à l’abri des crues. Il est le support d’arrivée des ponts. La base bâtie Reprenant le gabarit moyen de l’ancienne usine (R 3/R 4), elle se développe sur l’ensemble de l’île. Le grand espace public continu Un grand espace intérieur s’étire au centre de l’île. Il s’ouvre vers la Seine par des places couvertes sur l’eau. Les objets complémentaires Posés sur la toiture de la base bâtie de manière aléatoire, ils accueillent des programmes divers et complexifient la silhouette de l’île. Les « châteaux » Comme émergeant de la coque d’un bateau, ils affirment l’identité architecturale de l’île et créent un repère urbain dans le Grand Paris. Les jardins interférents avec l’ensemble des masses bâties L’île est un espace de respiration très largement végétalisé. Plantée en grande partie, la toiture de la base bâtie sera accessible ainsi que les terrasses des « châteaux ».

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