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Montpellier Le marché du logement retrouve un peu d’air

Mots clés : Marché de l'immobilier - Politique du logement

Une hausse de 78 % de la production est venue légèrement décongestionner le marché montpelliérain du logement en 2003. C’est ce que montre le bilan annuel de l’observatoire Perspectives et Conjoncture Immobilière (PCI). Avec 1 310 logements mis sur le marché, la construction privée dans l’agglomération de Montpellier a retrouvé l’an dernier un rythme proche de ses standards habituels, après deux années de disette due à la pénurie foncière.

Mais cet excédent a été immédiatement absorbé par une demande, qui reste très supérieure à l’offre. Le stock disponible en fin d’année, en chute libre depuis dix ans, s’est stabilisé en 2003 à 300 logements, soit moins de trois mois de commercialisation !

Les prix, eux, ont poursuivi leur ascension pour atteindre 2 656 euros/m2 (+ 11 %). En quatre ans, la hausse aura été de 44 % dans l’agglomération de Montpellier. La même tendance est à l’oeuvre sur le marché locatif : le prix moyen du mètre carré habitable dans le neuf est passé en un an de 9,42 euros à 12,55 euros (+ 33 %).

« Le plafond des loyers de Robien devient un barème, observe Martine Puech, directrice de PCI. Toute une frange de la population est non seulement exclue de l’accession à la propriété, mais aussi maintenant de la location. » La pression qui s’exerce sur le marché montpelliérain conduit aujourd’hui les promoteurs à se tourner vers d’autres villes du Languedoc-Roussillon comme Béziers, Nîmes ou Perpignan. En quatre ans, la part de Montpellier dans le marché immobilier régional est passée d’un tiers à un cinquième des ventes.

GRAPHIQUE :

Logements neufs sur l’agglomération de Montpellier

Source PCI

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