Enjeux

Monsieur Musk et le BTP

Mots clés : Entreprise du BTP

Le milliardaire californien Elon Musk est un drôle de zigomar. Déjà, il a un nom (et un prénom) à coucher dehors. Ensuite, il veut coloniser la planète Mars d’ici à (mars ?) 2025. Si la justification du projet tient la route – pour ne pas périr faute de ressources suffisantes sur la Terre, l’homme doit devenir une espèce multi-planète -, le fait même de l’avoir envisagé à haute voix le classe derechef dans la catégorie des gentils allumés. Sauf que… la fortune d’Elon Musk est estimée à 12,7 milliards de dollars. Dingue peut-être, mais pas fou. Le play-boy de 45 ans a fait fortune à l’orée du siècle avec PayPal, la plate-forme de paiements en ligne. En 2002, il crée SpaceX, qui développe des véhicules de lancement dans l’espace. En 2006, il co-fonde SolarCity, la deuxième société de panneaux photovoltaïques des Etats-Unis. En 2013, il investit dans Hyperloop, projet de recherche pour fabriquer un « train-tube » roulant à plus de 1 000 km/h. Mais Musk est surtout connu pour avoir fondé Tesla, le constructeur de voitures électriques.

Ce personnage flamboyant a, le 28 octobre, fait une entrée spectaculaire dans le secteur du bâtiment. Sur le décor de Wisteria Lane, rue fictive où a été tournée la série « Desperate Housewives », il a présenté le nouveau produit d’appel de SolarCity, des panneaux de verre photovoltaïques imitant la tuile ou l’ardoise. Ceux-ci permettent de réaliser des toits solaires intégrés dès la construction, qui serviront notamment à recharger les automobiles Tesla. Musk a aussi dévoilé une nouvelle version de sa Powerwall, batterie murale servant à stocker l’énergie. Elle doit « permettre d’alimenter les ampoules, les prises et le réfrigérateur d’une maison de quatre chambres pour une journée entière… Et indéfiniment si elle est couplée avec un toit solaire. » Là où certains conçoivent le business par segments, Elon Musk incarne une vision globale de l’économie. Et il a compris avant les géants de l’industrie classique, qui voudraient bien l’envoyer sur Mars, que logement, énergie et transport – les trois mamelles nourricières du BTP – forment désormais un tout indivisible.

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