Technique et chantier

Monêtier-les-bains Une source thermale en complément de la neige

Mots clés : Architecte - Architecture - Bois - Haute Qualité Environnementale - HQE

Le village de Monêtier-les-Bains (Hautes-Alpes), composante de la station de ski de Serre-Chevalier, souhaitait attirer les touristes en dehors de la saison hivernale. Il a donc fait construire un centre thermoludique de 5 324 m2 Shon, posé en bordure d’un plan d’eau artificiel. Le 15 août 2008, soit une semaine après son ouverture, l’établissement les « Grands bains » affichait complet.

La maîtrise d’œuvre a été confiée à l’architecte toulousain Luc Demolombe, qui a inscrit l’opération dans une démarche de haute qualité environnementale. « Le bâtiment profite au maximum des ressources naturelles offertes par le site, indique-t-il. L’eau thermale, par son apport calorifique, permet de chauffer les bassins. L’air extérieur, par effet de convexion entre les différents ouvrants de la façade vitrée, ventile les espaces intérieurs. Les rayons solaires, qui balayent cette même façade vitrée orientée au sud, participent à la régulation thermique. Et le bois de mélèze, qui compose les forêts locales environnantes, sert de matériau principal de construction (structures, couvertures, bardages, murs et menuiseries). »

Qu’il s’agisse du bassin extérieur (300 m2) avec sa rivière à courant, du bassin intérieur (300 m2) avec ses hydromassages ou des salles de repos à l’étage, tous ces espaces s’ouvrent visuellement sur le relief alentour. Parmi ces pentes montagneuses, les pans multiples de la toiture ne dénaturent nullement le site.

Maîtrise d’ouvrage : Ville de Monêtier-les-Bains.

Maîtrise d’œuvre : Luc Demolombe, architecte. BET : CD2i et AG Ingénierie (structures béton et fluides), Terrell Maurettes & Ass. (structures bois).

Principales entreprises : Allamanno (terrassement), Gardiol TP (gros œuvre), Avenir bois (charpente, couverture), Bayrou & fils (menuiseries intérieures), Masse & fils (menuiseries extérieures)

Surface : 5 324 m2 HON.

Coût des travaux : 11 millions d’euros.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

L’EXPERT Thierry Nabères, architecte de l’agence TNA

« Des programmes toujours plus diversifiés »

« Dans les années 70, le programme dit des ‘‘1 000 piscines’’, qui visait à ce que tous les petits écoliers apprennent à nager, a généré un grand élan de construction d’équipements publics. Les modèles de piscines types ‘‘tournesol’’ou ‘‘caneton’’ se sont multipliées. La décennie suivante a été marquée par une nouvelle approche de l’eau, et par l’évolution du programme des piscines du sport vers le loisir. Toutes les tranches d’âge cohabitaient dans les bassins ludiques ou de natation. Depuis deux à trois ans, cette thématique sport-loisir a pris des rides. Tout comme certaines piscines des années 60-70 qui, même si elles ont été entretenues, sont aujourd’hui ‘‘fatiguées’’, voire obsolètes. Par nécessité programmatique, mais aussi technologique, économique et énergétique, elles doivent être rénovées ou reconstruites. La tendance est à la remise en forme ‘‘sèche’’ (fitness, cardio-training) ou ‘‘humide’’ (sauna, hammam, jacuzzi) avec des soins du corps. L’architecture, via entre autres les matériaux, les lumières et les sons, offre à présent aux usagers une multitude de perceptions. »

Vous êtes intéressé par le thème Règles techniques ?
  • Découvrez les Cahiers Techniques du Bâtiment
    Le magazine qui traite des innovations produits, des évolutions techniques et de l’actualité règlementaire dans tous les corps d’états.
    Voir le site

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X