Régions

Mobilité Des transports en commun ambitieux et innovants

Mots clés : Collectivités locales - Innovations - Services urbains - Transport collectif urbain - Transports

Avec notamment son métro léger mis en service en 1994 et ses trois lignes de bus guidés au sol en site propre baptisées Teor (Transports est-ouest de Rouen), le réseau de transports en commun de l’agglomération représente incontestablement l’une de ses réussites majeures. Mais victime de son succès, il frise la saturation et la naissance de la Crea va modifier la donne.

« Sur la périphérie du territoire actuel, la desserte par lignes régulières de bus atteignait déjà ses limites en matière de qualité de services et de coûts. Nous allons donc mettre en place dès la rentrée 2010 un système de transport à la demande, unique en France à cette échelle », explique Yvon Robert, vice-président de la communauté d’agglomération de Rouen (CAR) en charge des transports.

Nouvelles rames

Pour le tissu urbain du cœur d’agglo, la CAR se penche actuellement sur les points noirs qui ralentissent la vitesse commerciale des lignes de bus dans la ville centre. « Cela devrait se traduire par une réorganisation de carrefours et la création de voies dédiées », traduit Yvon Robert. Mais en termes financiers, l’annonce en janvier dernier de la commande de 27 rames de métro, plus légères, plus confortables et offrant une capacité augmentée d’environ 60 % par rapport aux 28 rames originelles, a fait l’événement. Coût prévisionnel : 82 millions d’euros HT. Le constructeur sera choisi dans les six mois, la livraison est attendue dès 2012. Cet investissement conditionnera toute une série de travaux préalables sur le réseau (lire ci-contre).

Autre tournant majeur, les services de la communauté d’agglomération et de la TCAR (transports en commun de l’agglomération rouennaise, groupe Veolia) réfléchissent à la création d’une nouvelle ligne qui relierait au nord le parc d’activités de la Ronce (en chantier) au Zénith de Grand-Quevilly, jusqu’ici mal desservi par les transports en commun.

« Plusieurs variantes sont à l’étude mais il devrait s’agir d’un axe lourd, en site propre total ou partiel, qui pourrait notamment desservir le futur écoquartier Flaubert et ses 10 000 habitants prévus à terme », indique Yvon Robert. Ce chantier pourrait débuter en 2014 pour une livraison trois ans plus tard.

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