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Moa architecture equipement de loisirs Marseille-la Valentine

Mots clés : Architecte - Architecture - Béton - Maîtrise d'ouvrage

Installé sur la zone commerciale de la Valentine, le Blok, équipement de loisirs dédié au foot en salle, est l’aboutissement d’un processus complexe qui a vu le projet évoluer dans sa programmation et sa localisation au cours d’une gestation particulièrement longue de six ans.

Ce petit volume de béton et de verre de 35 x 35 m est installé entre un chalet suisse, un motel, en face d’un multiplex. Bloc sur pilotis de 15 m de haut – le terrain est inondable –, il occupe toute la surface constructible de la parcelle. La composition des façades exploite au mieux les données du site en fonction des impératifs commerciaux. La façade nord regarde vers une sortie d’autoroute, un rond-point, le trafic routier. Entièrement vitrée, elle met en scène le programme : le restaurant au premier étage, les salles de foot à 2 au-dessus.

La façade sud est striée de deux grandes terrasses offertes aux clients pour profiter du soleil et de la vue au calme. Un biais l’oriente légèrement vers le sud-est pour élargir la vue sur la montagne, échapper un peu à un motel situé juste en vis-à-vis, et protéger le bâtiment du Mistral, qui lui est nord-ouest.

Les entrées se font par le pignon ouest, très fermé, toujours à cause vent. Deux volées d’escalators, quelques grosses gaines rutilantes et des petites lumières qui scintillent dans le béton brut lui donnent un petit air de « Beaubourg marseillais » et concourent à attirer l’attention des clients qui sortent du multiplex. La quatrième façade, également fermée, est cachée et concentre les équipements techniques, cuisine et sanitaires.

Cette enveloppe simple cache un programme particulièrement dense. Avec le temps, la répartition sport-restauration a changé. Les neuf courts de foot du départ ont été réduits à six mais le snack est devenu une brasserie de 600 m2. De plus, une grande partie des gradins a été supprimée pour laisser la place à 300 m2 d’espaces pour les réunions séminaires.

Plutôt que de superposer les programmes, Julien Monfort a choisi de les imbriquer pour créer une richesse et une complexité spatiale supérieures.

Le restaurant occupe la totalité du premier étage. Au-dessus, sur la façade nord, les six courts sont empilés, regroupés trois par trois. En façade, ils donnent le sentiment de constituer deux niveaux. En réalité le bloc qu’ils forment n’occupe qu’une faible profondeur de 5 m de la totalité du volume. En arrière se développent quelques rangées de gradins permettant de voir simultanément les six terrains. Ils sont eux-mêmes prolongés par un grand espace horizontal...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 183 du 01/11/2008
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