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METAMORPHOSE Un cadre urbain transformé pour Lille 2004, capitale européenne de la culture

Mots clés : Collectivités locales - Manifestations culturelles - Rénovation urbaine - Services urbains - Transport collectif urbain

Il est désormais «tendance» d’aller assister à un spectacle dans d’anciennes usines reconverties.

Le 6 mars, la deuxième saison de « Lille 2004, capitale européenne de la culture » débute sous des auspices chinois. La rue Faidherbe, débarrassée des arches futuristes du « chemin des étoiles » de l’auteur de bandes dessinées Jean-Claude Mézières, est transformée en rue de Shanghai. On achète des bols de soupe asiatique dans le grand hall de la gare de Lille-Flandres. Un « palais du thé » est installé devant l’Opéra. Les 7 « maisons folie » de la métropole dont celles de Wazemmes et de Moulins à Lille, de la Condition Publique à Roubaix, ouvrent leurs portes pour des fêtes populaires. Ce n’est qu’un début puisque, sur l’année, 2 130 interventions urbaines figurent au programme. Succès médiatique incontestable (2 000 articles en trois mois, Lille a fait la couverture de journaux américains, chinois et japonais…), « Lille 2004 capitale européenne de la culture » dote l’agglomération d’un statut de ville moderne et festive, au cadre attractif. L’image, pas si ancienne, de la vieille conurbation industrielle Lille-Roubaix-Tourcoing s’efface… C’est désormais « tendance » d’aller à l’ancienne usine Leclerc de Wazemmes, transformée en lieu de spectacles et recouverte d’une cotte de mailles par l’agence néerlandaise Nox.

Les touristes affluent

La transformation de ces anciennes usines désaffectées en lieux de culture est emblématique de la démarche de renouvellement urbain engagée dans les années 1990 par les villes de l’agglomération lilloise en surfant sur le redéploiement économico-urbain qui a suivi la création de la gare TGV, puis la réalisation de la « turbine tertiaire » Euralille. L’ancienne métropole nordiste, autrefois identifiée à ses friches industrielles, à ses multiples courées malsaines, a largement transformé son cadre urbain en un peu plus de 10 ans. Réhabilitation d’un patrimoine industriel et urbain varié et spécifique, allant des « châteaux de l’industrie » aux maisons de ville d’architecture éclectique, requalification des espaces publics majeurs tels que les Grand’Places de Roubaix et de Lille, mutation accélérée de quartiers entiers tels que le « Vieux-Lille » ont été engagés à grands renforts d’investissements publics. La mutation s’est accélérée dans la perspective de l’année 2004. Lille, la ville centre, sous l’impulsion de son maire, Martine Aubry, a métamorphosé des axes majeurs – la rue Faidherbe et l’avenue Foch – en promenades urbaines aux trottoirs élargis, redessinées par les architectes-urbanistes Gangnet, Corajoud et Fortier. L’Opéra néo-classique a rouvert après un lourd lifting.

Désormais les touristes affluent et Lille anticipe un nouvel essor, qui passera aussi par les lourdes opérations de renouvellement urbain engagées sur les quartiers encore en difficulté à Lille-sud et sur le versant nord-est (Roubaix, Wattrelos, Tourcoing, Hem).

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D’anciennes usines comme la « Condition Publique» à Roubaix sont transformées en lieux culturels inédits. Les « maisons folie», les places, les avenues sont envahies par des décors sensationnels et éphémères comme l’installation de «la rue de Shangai» et de la maison du thé dans la rue Faiherbe, à Lille, et sur la place du théâtre. Lille 2004 veut instaurer un nouvel art de vivre la ville.

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