Régions

MARSEILLE Les archives départementales émergent au coeur d’Euroméditerranée

Mots clés : Gros oeuvre - Manifestations culturelles

Le gros oeuvre en phase d’achèvement

Projet phare du conseil général des Bouches-du-Rhône, le bâtiment appelé à abriter, en 2005, les archives départementales et la bibliothèque départementale de prêt a d’ores et déjà trouvé sa place dans le paysage urbain de l’entrée nord de Marseille. Alors que le gros oeuvre est pratiquement achevé, l’édifice – dont le sommet culminera à 28 m – surplombe la passerelle autoroutière de l’A55, tout en structurant par avance un territoire hétéroclite où cohabitent immeubles dégradés, entrepôts et friches industrielles.

Le bloc en béton destiné à abriter hermétiquement les 80 km de linéaires d’archives, et les 375 000 ouvrages de la bibliothèque se dressant désormais face aux bassins portuaires, la seconde phase du chantier peut démarrer. Elle consistera à appliquer sur la structure une charpente métallique sur laquelle sera plaqué un habillage composite-ciment-verre, couleur terre de sienne. Cette coque en forme de galet, qui « signera » le bâtiment sur le plan architectural, est en cours de fabrication dans un atelier italien.

Pour l’heure, sur le site, les entreprises chargées des premiers lots techniques sont entrées en action. L’installation des courants forts et faibles, les travaux d’étanchéité, la mise en place du génie climatique et de la plomberie devraient se prolonger jusqu’à l’été, avant que de nouveaux corps de métier (menuiserie, peinture, sols, ascenseurs…) n’investissent les sept étages et les 28 000 m2 du bâtiment.

D’ici là, débutera l’aménagement d’un jardin de 4 500 m2, ouvert sur le quartier d’Arenc, qui constituera un lieu de détente. Le bâtiment, dessiné par les architectes marseillais Corinne Vezzoni et Pascal Laporte, devrait constituer l’un des sites marquants du périmètre Euroméditerranée.

Fiche technique

Maître d’ouvrage : conseil général des Bouches-du-Rhône.

Mandataire : Treize Développement.

Maître d’oeuvre : Vezzoni & Associés/ADM-OTH-Hydrap.

Entreprise générale : Groupement Dumez-Travaux du Midi-Campenon Bernard.

Entreprises sous-traitantes : Gagne et Arche Etude (charpentes métalliques), Edil Béton (CCV), Serba (étanchéité), Alquier (serrurerie), Ouest Alu (menuiseries extérieures), Béton Chantier Provence (béton), Iroko (menuiserie bois), Sovame (cloisons, plafonds suspendus), Jolisol (sols souples), SIVR (peinture), Dauphiné Isolation (isolation du plancher), Gambini (marbre), Structure IDF (études béton armé), R2M (OPC), GTM Terrassement et Solétanche Bachy Pieux (fondations), Santerne (électricité, courants faibles), Taelpo (courants forts), Cepaba (aciers), Crudeli (chauffage, ventilation, rafraîchissement, désenfumage, plomberie), Otis (ascenseurs).

Coût global : 60 millions d’euros.

Livraison : février 2005.

PHOTO :

L’édifice surplombera la passerelle autoroutière de l’A 55

ENCADRE

POINT DE VUE « Un bâtiment technique et symbolique »

Corinne Vezzoni, architecte.

La conception de ce projet répond à de multiples exigences. Il s’agissait, en premier lieu, d’imaginer un objet susceptible de faire cohabiter harmonieusement la fonction « archives » et la fonction « bibliothèque ». Nous avons proposé de regrouper les deux activités dans un même ensemble, en veillant toutefois à séparer les espaces dédiés à la conservation et les lieux ouverts au public. Cette démarche nous a permis de libérer une vaste emprise pour en faire un jardin venant apporter une touche végétale dans un programme par ailleurs très minéral.

Sur le plan architectural, le projet s’inspire des références portuaires découlant du site. Comme les conteneurs tout proches, le bâtiment servira à stocker des objets précieux. Mais il apporte également des réponses techniques aux nombreux problèmes – hygrométrie, éclairage, acoustique – posés par la conservation, l’archivage et l’accueil du public.

En outre, le positionnement des archives à l’entrée de la ville fait émerger le bâtiment du paysage urbain. Le choix de matériaux comme la pierre de lave ou le verre feuilleté vient conforter les options formelles du projet. Sa mise en lumière, qui sera confiée à un artiste concepteur lumière, dans le cadre du 1 % culturel, viendra souligner le rôle de ce bâtiment dans la reconquête des quartiers portuaires.

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