Technique et chantier

Maîtrise d’ouvrage Marks & Spencer : 300 millions de francs de travaux

Mots clés : Industriels du BTP - Maîtrise d'ouvrage

-La filiale française du grand distributeur britannique compte déjà vingt magasins dans l’Hexagone. Elle prévoit une quinzaine d’ouvertures ces cinq prochaines années.

Le profil. Société de distribution britannique vendant sous sa propre marque (St-Michael) des vêtements pour toute la famille, de la lingerie, des produits de beauté, des cadeaux et de l’alimentation, Marks & Spencer compte 651 magasins à travers le monde, dont vingt en France (deux à Paris, huit en région parisienne et dix en province) et trois en Belgique (Bruxelles, Anvers et Liège), pays dépendant de la filiale française qui a démarré en 1975, avec l’ouverture du magasin phare du boulevard Haussmann.

Les vingt magasins français (80 000 m2 environ) sont, une fois sur deux, propriété de ce groupe très centralisé – le « patron » des travaux, Neil Reus, est au siège londonien – et réputé pour sa politique sociale avant-gardiste. « Mais il est certain que la stratégie des dirigeants de Marks & Spencer est plutôt d’acquérir les murs », remarque à cet égard Jacques Blanchard, directeur du développement et de l’immobilier.

La stratégie. Outre cette stratégie d’acquisition, Marks & Spencer ambitionne d’ouvrir une bonne quinzaine de nouveaux magasins au cours des cinq années à venir. La prochaine ouverture est prévue pour 1998, dans le centre commercial marseillais « Grand Littoral » (4 000 m2 de superficie de vente, plus 1 500 m2 de bureaux, de locaux sociaux et de stocks). Marks & Spencer sera propriétaire dans la cité phocéenne. Si Jacques Blanchard est discret sur les futures implantations, le groupe semble en tout cas vouloir maintenir la parité entre Paris/région parisienne et la province, et les prochains chantiers devraient concerner aussi bien des extensions de magasins existants que des créations proprement dites. « Il est loin d’être exclu que nous ouvrions un deuxième magasin dans les villes où nous sommes déjà implantés, par exemple à Marseille, Lyon, Toulouse, Strasbourg, etc. », précise quand même le directeur du développement et de l’immobilier. Soit, globalement, au moins 300 millions de francs de travaux par an, y compris les dépenses de maintenance du parc existant.

A ce chiffre doit d’ailleurs s’ajouter le montant des travaux à réaliser en Belgique. A eux seuls, le transfert et l’agrandissement du magasin de Bruxelles (qui va passer de 3 000 à 6 000 m2) vont représenter un investissement de plus de 160 millions de francs. De nouveaux Marks & Spencer devraient également s’ouvrir à Bruxelles et à Gand.

Politique vis-à-vis des entreprises et des architectes. Marks & Spencer a beau être un groupe très centralisé, ce sont presque toujours des entreprises locales qui interviennent sur les différents chantiers. La politique générale des responsables travaux peut être résumée de la manière suivante : appels d’offres restreints, mieux-disant, préférence toujours accordée aux entreprises générales, volonté de créer des relations de partenariat avec les entreprises et les architectes (les concepteurs qui interviennent le plus souvent : Yves Kerihuel et Daniel Poissonnet) et paiement dans les meilleurs délais afin, comme l’explique Jacques Blanchard, « d’établir des relations de confiance entre les entreprises, les fournisseurs, les concepteurs et nous ».

CONTACTS : Jacques Blanchard (directeur du développement et de l’immobilier) : tél. : 01.44.43.50.00. Michel Beaufils (responsable de la maintenance du parc existant) : tél. : 01.44.53.52.52.

PHOTO : Le groupe Mark & Spencer France compte ouvrir ou étendre des magasins aussi bien en région parisienne qu’à Paris (ici celui de Nice).

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