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MAISONS DE VILLE Lille, terre d’expérimentations

Mots clés : Collectivités locales - Concours d'architecture - Innovations - Maison individuelle - Produits et matériaux

«Maisons en ville», villa urbaine durable, les programmes d’habitat innovants se multiplient.

Maisons « superposées », nouvelles typologies d’habitats en bande, logements semi-collectifs… L’agglomération est une terre d’expérimentation. Eura-lille a montré l’exemple. La création du quartier Saint-Maurice a fait figure d’oeuvre pilote : sur ce site qui fait transition entre les grandes tours d’Euralille et un faubourg traditionnel où prédominent les maisons à 2 étages, ont émergé des bâtiments de logements aux architectures diversifiées entourées d’espaces publics hétérogènes. Sur la ZAC Eura-lille 2, pour le secteur « Bois habité» dont les réalisations vont commencer bientôt, l’accent est mis plus nettement encore sur l’originalité des typologies de logements, puisqu’il s’est agi « d’inventer une référence de quartier résidentiel en alliant densité et une réelle individualisation ».

A Roubaix aussi une opération primée par le PUCA dans le cadre du concours « villa urbaine durable » implique des bailleurs sociaux, Roubaix Habitat et Partenord, et la ville sur le site du quai de Marseille. L’architecte Dominique Montassut a composé des bandes de maisons qui s’étagent sur 2 ou 3 niveaux. Le chantier va débuter au printemps.

Parallèlement, promoteurs et bailleurs sociaux cherchent à développer des typologies d’habitat innovantes pour répondre aux attentes d’une clientèle jusqu’il y a peu très familiarisée avec la maison de ville. D’où l’initiative de dix promoteurs réunis dans une SCI « Lille 2004, maisons en ville ». Sur 2 friches urbaines, à Lille et à Tourcoing, le GIE réalise à livres ouverts et sans marge, en partenariat avec des bailleurs sociaux, deux opérations innovantes. Les projets conçus par de jeunes architectes sélectionnés par concours, revisitent le principe de la « maison en bande ». Mais le foncier étant cédé à 10 euros le mètre carré, ce type d’opération suppose très clairement un fort soutien public…

DESSINS :

« Densité maîtrisée » pour le projet de 51 maisons du quartier « Bois habité »

RENE VANDIERENDONCK, maire de Roubaix, 53 ans, a fait de la ville renouvelée le turbo de son action politique. D’abord pour transformer Roubaix, dont il est le maire depuis 1994. Puis pour diriger la politique de la ville en communauté urbaine et au conseil régional. Côté subventions, il tire sur tout ce qui bouge. Côté négociations, il a démontré ses talents dans le combat de rues à l’occasion de la création de la zone franche de Roubaix. Côté urbanisme, il privilégie les opérations coup-de-poing, mais sait aussi zoomer sur le microdétail de la couture urbaine.

JEAN-CHARLES LEFEVRE. L’idée de «Lille 2004, Maisons en ville» c’est lui. A la tête de deux sociétés de promotion, Palm et ABI, toutes deux filiales de Rabot-Dutilleul, le bouillant Jean-Charles Lefèvre a convaincu ses collègues de la FNPC Nord-Pas-de-Calais qu’il fallait participer à Lille 2004 en lançant une opération expérimentale audacieuse sur le thème de la maison de ville tant appréciée par les Lillois. Présent partout où il faut être, Jean-Charles Lefèvre compte, à son actif, le spectaculaire immeuble mordoré «Cité des affaires» sur Euralille 1, le premier immeuble tertiaire d’Eurasanté, les bâtiments Europarc de la Haute-Borne, il lance les premières opérations tertiaires d’Euralille 2 devant le «Bois habité» et s’affirme résolument optimiste quant à l’avenir de la place lilloise.

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