[TO] Règles techniques

Maison individuelle et énergie

Mots clés : Equipements techniques et finitions - Maison individuelle - Marché de lénergie - Politique du logement - Produits et matériaux - Réglementation technique

Quels sont les niveaux d’exigence ?

Les logements neufs doivent respecter la réglementation thermique de 1998, en attendant un nouveau texte qui devrait rentrer en vigueur, à partir de l’an 2000. Ils doivent satisfaire des exigences minimales en matière d’isolation, de ventilation, d’architecture et d’installations techniques. Les exigences tiennent compte de l’énergie utilisée, du type d’habitat et de la zone climatique (H1, H2, H3).

Comment se répartissent les consommations ?

Dans un logement, les consommations d’énergie proviennent du chauffage (60 %), de la production d’eau chaude sanitaire (10 %) ainsi que des autres usages liés à l’éclairage et à l’électroménager (30 %). Attention, toutefois, des études montrent que ce dernier poste de consommation augmente fortement comme celui de l’ECS.

Comment réduire les déperditions thermiques ?

Les déperditions globales d’un logement proviennent, pour les deux tiers, des parois et, pour un tiers, de la ventilation.

Les murs : l’isolation placée côté intérieur du mur constitue une technique traditionnelle, donc maîtrisée sur les chantiers, et économique. Pour renforcer l’isolation, il est possible d’augmenter l’épaisseur de 8 cm à 10 cm du doublage, d’utiliser un isolant dont la résistance thermique est meilleure ou, encore, d’opter pour un autre mode constructif.

L’isolation par l’extérieur améliore le confort d’été et le confort d’hiver, supprime les ponts thermiques, assure la pérennité du bâti et permet de gagner en surface habitable.

L’isolation répartie est basée sur l’emploi d’éléments de béton cellulaire ou de terre cuite qui assurent à la fois la fonction porteuse et la fonction isolante.

Le plancher : la technique du vide sanitaire, souvent isolé par des hourdis en polystyrène, est préférable à la technique plus simple de la dalle sur terre-plein si cette dernière est retenue, la dalle devra être isolée par 6 cm de polystyrène.

La toiture : qu’il s’agisse de combles aménagés ou non, l’isolation doit être réalisée par des panneaux de laine minérale d’une épaisseur minimale de 20 cm.

Les baies vitrées et la porte : la performance des baies vitrées passe par l’utilisation d’un vitrage faiblement émissif, l’augmentation de la lame d’air, la nature de la menuiserie (PVC, PVC, aluminium dotée d’une rupture thermique), l’utilisation d’un système d’occultation.

La ventilation : la réglementation de 1982 impose la présence d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) dont le but est d’assurer l’hygiène des occupants et d’éviter l’apparition de la condensation. Pour réduire les déperditions, il est possible d’utiliser un système hygroréglable qui module le débit d’air lorsque le logement est inoccupé ou un système double-flux qui récupère les calories normalement rejetées avec l’air vicié.

Comment optimiser les apports solaires ?

L’architecture (bio)climatique suppose l’intégration de vérandas, d’espaces tampons voire de murs capteurs d’énergie. Les ouvertures doivent plutôt être orientées au sud qu’au nord, lorsque la maison est construite au nord de la France.

La réglementation impose à la véranda d’être dépourvue d’un équipement propre de chauffage : l’objectif est d’obtenir des apports solaires et non de consommer d’avantage d’énergie.

Comment améliorer l’efficacité du chauffage ?

Les énergies les plus couramment utilisées dans les maisons individuelles sont l’électricité et le gaz naturel. D’autres sources d’énergie comme le fioul sont intéressantes, si la maison est isolée. Quelle que soit l’énergie, la diminution de la consommation d’ECS passe par la réduction de la longueur des canalisations et l’utilisation de robinets thermostatiques.

Le chauffage électrique : les convecteurs électriques doivent être équipés d’un thermostat électronique avec sortie d’air frontale, et titulaires de la marque NF électricité catégorie B ou de la marque « Elexence » (EDF). Les panneaux rayonnants apportent un meilleur confort car ils ne chauffent pas l’air mais les corps, ce qui limite le désèchessement de l’air. Il existe également des planchers et des plafonds rayonnants qui supposent une intégration au bâti.

L’utilisation d’un programmateur multizones améliore la gestion de l’installation de chauffage électrique et diminue les consommations grâce à un abaissement des températures lorsque le logement est inoccupé. Le rôle du gestionnaire de puissance est de réduire la puissance électrique souscrite grâce à un écrêtage des consommations de pointe.

L’eau chaude sanitaire doit être produite pendant la tarification « heures creuses » et la température limitée grâce au thermostat équipant l’appareil.

Le chauffage au gaz : en général, la production d’eau chaude pour le chauffage et les usages sanitaires est assurée par une seule chaudière (murale) assortie, éventuellement, d’un ballon tampon. Les fabricants proposent aujourd’hui des générateurs à haut rendement (sans veilleuse), voire des générateurs à condensation associés à des appareils de chauffage basse température (type plancher chauffant). L’installation doit être équipée d’une régulation centrale, avec un programmateur destiné à abaisser la température du logement lorsqu’il est inoccupé, complétée par des robinets thermostatiques placés sur les radiateurs.

A RETENIR

Pourquoi ?

Pour minimiser la facture énergétique et préserver l’environnement.

Comment ?

Il faut réduire les déperditions thermiques, optimiser les apports solaires, améliorer l’efficacité des systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire.

Combien ?

Si les dispositions sont prises dès la conception du projet, l’investissement est minimisé. Il ne représente que quelques milliers de francs.

SCHEMA : BILAN ENERGETIQUE D’UN LOGEMENT

L’optimisation énergétique passe par la diminution des déperditions, l’optimisation des sytèmes de chauffage et l’utilisation des apports solaires.

POUR EN SAVOIR PLUS…

Textes de référence

L’association Qualitel décerne le label haute performance énergétique (HPE) pour les logements qui affichent des niveaux de performance supérieurs aux exigences réglementaires. Renseignements : Qualitel, 136, bd Saint-Germain, 76006 Paris ; tél. : 01 42 34 53 29 ; fax : 01 40 46 93 76.

EDF attribue des primes (Vivrélec niveaux 1, 2 et 3) aux logements dont le coefficient de déperditions thermiques est supérieur de 10 à 20 % au seuil de référence et dont les équipements électriques sont performants.

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