Régions

Lyon Un budget d’accélération

Mots clés : Finances locales - Finances publiques

-En hausse, 780 millions d’autorisations de programme et 600 millions de crédits de paiement en 1998.

Réaliste, ambitieux, transparent. Telle est la définition du budget primitif 1998 donnée par Raymond Barre, maire de Lyon. Un budget en hausse de 4,77 % à 3,338 milliards de francs dont l’objectif est de faciliter l’entrée de la ville dans le XXIe siècle, symbolisée par « l’inscription de façon irréversible » du projet Perrache-Confluent et par le lancement des deux premières lignes de tramway. « La période de quatre ans qui s’ouvre aujourd’hui est maintenant la période des réalisations », insiste Raymond Barre.

Globalement, ce budget primitif voté le 15 décembre accélère le rythme de l’investissement, avec l’ouverture de 600 millions de francs de crédits de paiement et les premiers engagements du fonds d’investissement de 500 millions de francs. Il autorise également le lancement d’autorisations de programme pour 780 millions de francs. Le tout sur un fond de ralentissement de la hausse des taux de la fiscalité directe : + 3 % en 1996, + 2,5 % en 1997, + 2 % en 1998. « Elle sera encore inférieure en 1999 et 2000 », prévoit Raymond Barre.

L’économie, la culture et le sport, et les quartiers constituent les secteurs significatifs de l’intervention municipale. Ainsi, l’année à venir marquera l’ouverture de villages d’entreprises à Mermoz, la Duchère et passage Thiaffait, la fin des travaux de rénovation du stade de Gerland et de la quatrième tranche du musée Saint-Pierre, le démarrage des « jardins de poche » et l’achèvement de la nouvelle auberge de jeunesse et du Centre international de séjour de Lyon (Cisl).

Fonds d’investissement « Lyon 2000 »

Au cours de l’actuel mandat, la municipalité a décidé d’investir un peu plus de 2,5 milliards de francs afin d’assurer le développement de Lyon. Soucieux d’accélérer le calendrier de réalisation des « investissements nécessaires au passage de Lyon au XXIe siècle », Raymond Barre a lancé un fonds d’investissement supplémentaire, compte tenu du faible endettement de la ville : le ratio endettement/budget de fonctionnement est de 4 133 francs par habitant contre 7 457 francs pour la moyenne nationale des villes comparables.

Ce fonds de 500 millions de francs dont l’engagement démarrera en 1998 correspond à une année supplémentaire d’investissement. Il est prioritairement destiné aux trois secteurs que sont Gerland (implantation de l’Ecole normale supérieure de lettres, parc du Confluent), le patrimoine culturel (transformation de la halle Tony-Garnier, remise en état de la salle de spectacle de la Bourse du travail, réhabilitation de la Maison de la danse, première tranche de la restauration du musée Gadagne, transfert des archives municipales) et la proximité (construction de deux maisons d’accueil pour personnes âgées dépendantes – Mapad, aménagement d’un réseau de pistes cyclables, réalisation d’une aire de planches et patins à roulettes).

GRAPHIQUE : Programme d’investissement 1998 – Parallèlement la fiscalité progresse, mais de moins en moins.

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