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Logement En Gironde, Logévie (ex-Habitation Economique) sépare ses activités

Mots clés : Gestion immobilière - Politique du logement

Depuis le 1er janvier, l’Habitation Economique se nomme Logévie. Filiale du Comité interprofessionnel du logement de Guyenne et de Gascogne, collecteur du 1 %, la SA redistribue ses cartes et sépare ses activités.

Créée en 1961 pour résorber l’habitat insalubre, l’Habitation Economique s’est fait une spécialité du logement pour personnes âgées (réalisation de 75 résidences en vingt ans). Ce savoir-faire s’est confirmé autour du concept des résidences Edilys, implantées en centre-ville et déclinant des prestations et des services. « La part de ces activités médico-sociales et de gestion des métiers de service pèse 20 % du chiffre d’affaires et emploie 55 % du personnel (100 collaborateurs). Nous avons souhaité déconsolider nos deux activités et ce secteur devient une association : « Logéa », précise Hervé Bonnan, directeur. Le second pôle, correspondant au rôle de bailleur social classique, devient plus visible avec Logévie.

Implantée essentiellement en Gironde, Logévie gère un parc de 6 500 logements dont 2/3 de logements pour personnes âgées et 1/3 de logements familiaux. La société équilibre ses opérations entre communes rurales et agglomération bordelaise autour de petits programmes de 20 logements en moyenne. « Les élus privilégient les petits programmes et nous avons la contrainte du foncier », indique Hervé Bonnan. Un état de fait récurrent partiellement levé par le réseau d’apporteur d’affaires de la SA. « Nous ne sommes pas aménageurs. L’expertise de Logévie est la maîtrise d’ouvrage et la construction », ajoute-t-il.

Triplement de la production. L’activité de la SA, dont le chiffre d’affaires s’établit à 31 millions d’euros, se partage entre la construction d’établissements pour personnes âgées handicapées et dépendantes (EPAHD) et des opérations classiques. Pour le premier volet, s’appuyant sur son savoir-faire médico-social, Logévie a lancé un concept de logements évolutifs, des logements situés en centre bourg, adaptés pour le maintien à domicile des seniors (douche à l’italienne, parcours lumineux, effacement des seuils…).

En quatre ans, la SA a multiplié par trois sa production passant de 40 à 120-150 logements en moyenne par an. Un volume qu’elle entend pérenniser.

« Pour monter nos opérations, notre politique est de travailler en équipes de projets avec la maîtrise d’œuvre en associant toutes les compétences pour apporter de la valeur ajoutée », insiste Pierre Ferraris, directeur de la maîtrise d’ouvrage et du patrimoine. Si les chantiers nécessitent autour de douze à quatorze mois, le délai d’études et de mise en œuvre des projets oscille entre douze et vingt-quatre mois (six mois, il y a quinze ans). « La multiplication des interlocuteurs, le poids réglementaire… alourdissent les procédures. Par ailleurs, on constate une baisse de taille des programmes et plus de difficultés à trouver des entreprises, principalement pour le gros œuvre », ajoute-t-il, s’interrogeant sur l’adéquation du cadre réglementaire.

« Il faudrait plus de souplesse dans la mécanique administrative afin de fidéliser les entreprises. » Une solution qui pourrait limiter les appels d’offres infructueux toujours plus fréquents. « Malgré tout, le logement social, c’est un chiffre d’affaires récurrent et la certitude quant au paiement », plaide Pierre Ferraris.

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Projets en cours

Quatre EPAHD sont programmés, sous réserve de l’obtention des crédits de l’assurance-maladie à Biganos, Lanton, Gujan-Mestras et Ambarès, chacun totalisant environ 80 places (8 millions d’euros d’investissement).

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CONTACT

Hervé Bonnan, directeur.Tél. : 05.57.81.19.80.

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