Régions

Liévin 164 millions d’euros pour la rénovation urbaine

Mots clés : Politique de la ville - Politique du logement - Rénovation d'ouvrage - Rénovation urbaine

Le programme Anru de Liévin (164 millions d’euros d’investissement, dont 39,4 millions d’aides sollicités auprès de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine) vient d’être validé par le comité national d’engagement de l’Agence. Il porte sur 571 démolitions et 756 constructions neuves (dont 571 logements sociaux), 690 réhabilitations et 1 114 résidentialisations.

Deux secteurs de la ville sont concernés. Dans les quartiers Riaumont/Blum/Salengro, « il s’agit pour l’essentiel de poursuivre et de finaliser une restructuration urbaine entamée depuis plusieurs années et financée notamment par le grand projet de ville », explique Anne-Laure Venel qui suit le dossier au sein de Pas-de-Calais Habitat. L’Anru participera aussi au financement d’équipements (transfert de l’école et construction d’une salle polyvalente) dans la cité minière Jaurès, qui est en cours de démolition près d’un accès du Louvre.

L’essentiel des efforts sera consacré à un ensemble de quartiers (Calonne/Marichelles/Europe) au nord de la ville. Les démolitions concerneront d’abord des logements vétustes construits dans les années 50 et 60 : les cités Chouard (114 logements en 2009) et Pasteur (143 logements en 2010). Les ensembles construits dans les années 80, c’est-à-dire les Oiseaux (96 logements) et Europe (156 logements), seront démolis d’ici à 2011 et 2012. « L’Anru nous a permis d’aller plus loin que nous pensions », souligne le maire, Jean-Pierre Kucheida.

Le secteur Chouard/Pasteur sera un pôle phare de la reconstruction avec un potentiel de l’ordre de 330 logements. Le projet est d’en faire un éco-quartier de référence. Le site a été retenu dans le cadre de l’expérimentation « 20 villes moyennes témoins » (voir encadré) mais le concept urbanistique reste à définir.

Opérations ponctuelles. Le site associé du Fossé-à-Sec, qui fait l’objet d’une concession publique d’aménagement confiée à Artois Développement, accueillera entre 100 et 150 constructions neuves. Pas-de-Calais Habitat va lancer bientôt un concours d’architecte pour 40 logements. Un autre site associé, La Tranchée-de- Calonne, disposera d’un potentiel de 100 à 150 logements neufs.

Le projet Anru de Liévin se caractérise aussi par de nombreuses opérations ponctuelles : « On me permet de faire de la dentelle, car dans ma ville, j’ai toujours des parcelles d’un demi-hectare ou d’un hectare », souligne le maire qui traite depuis longtemps ces dents creuses dans le cadre de sa politique de renouvellement urbain. Plusieurs projets de ce type sont d’ailleurs inscrits dans le protocole de préfiguration.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
ENCADRE

Initier les habitants à l’habitat durable

On ne passe pas aisément d’un appartement sans régulation ou d’une maison chauffée au charbon à un logement très économe en énergie. La communaupole de Lens-Liévin a été retenue par la Diact (Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires) dans le cadre de l’expérimentation « 20 villes moyennes témoins ». Elle va disposer d’une enveloppe de 100 000 euros pour animer un groupe de travail dont l’objectif sera d’aider les habitants à changer de comportement et à coproduire un éco-quartier. Cette expérimentation concerne le secteur Chouard/Pasteur à Liévin et celui de La Plaine-de-Jeux dans le quartier de la Grande-Résidence à Lens, où le cabinet d’architectes lillois Trace réalise 107 logements locatifs sociaux pour Pas-de-Calais Habitat.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X