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LIEUX DE TOURNAGE

Mots clés : Architecte - Architecture - Architecture intérieure - Concours d'architecture - Prix d'architecture - Rénovation d'ouvrage

Classé comme le troisième cinéma mondial, pour le nombre de films tournés chaque année ( /- 220), le 7e art français présente quelques particularités d’organisation qui le distinguent du cinéma anglo-saxon ou de celui de Bollywood. L’une de ses caractéristiques consiste à opter plus volontiers pour un décor naturel, et donc de confronter l’équipe du tournage à la réalité spatiale de notre patrimoine paysager ou immobilier.

Lors de la création d’un long-métrage ou d’un téléfilm, le choix entre décor naturel ou création en studio se fait quand le projet entre dans la phase de production. Les critères artistiques, techniques et financiers feront pencher la balance vers l’une ou l’autre des solutions. Néanmoins, la préférence pour le décor naturel est une constante de la culture cinématographique française, qui se répercute même pour le choix des décors intérieurs.

Assumé traditionnellement par les assistants réalisateurs, le repérage des lieux de tournage tend à devenir une profession spécifique qui occupe déjà une cinquantaine de personnes en France. Président de l’Association des repéreurs de cinéma (ARC), Gaëtan Salin explique cette optimisation de l’organisation professionnelle : « Tout comme la distribution artistique est devenue un métier à part entière, exercée par les directeurs de casting, la recherche des décors naturels est de plus en plus assumé par des repéreurs. Nous travaillons lors de la phase de préparation d’un film. Après une lecture attentive du scénario, nous établissons une liste des décors, nous dégageons les priorités de recherche en fonction de la difficulté pressentie et du temps de tournage. Généralement on nous transmet un scénario sous forme de continuité dialoguée qui, même si les temps de tournages par décor n’y sont pas précisés, nous donne, par expérience, une idée de l’importance des scènes à filmer. Notre travail consiste donc à proposer des lieux qui répondront au mieux aux désirs d’un réalisateur, à ses choix esthétiques confrontés à la réalité de l’existant. »

Proposer un décor naturel crédible et praticable

« La quête commence alors pour soumettre un cadre crédible au réalisateur, poursuit Gaëtan Salin. Anticipant sur les multiples contraintes et sur le découpage (qui est la mise en images du scénario), nous photographions différents lieux afin de mettre en valeur leur potentiel scénographique. Ces prises de vue ne doivent surtout pas être faussées. Elles doivent rendre compte de la taille réelle d’un lieu, des champs et des contre-champs, et nous ne nous permettons pas de «...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 2008 du 01/12/2008
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